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Contribution d’un groupe de catholiques des Paroisses de Saint-Martin et de Notre-Dame de l’Assomption de Meudon

CONTRIBUTION AU SYNODE SUR LE FAMILLE

Contribution d’un groupe de catholiques des Paroisses de Saint-Martin et de Notre-Dame de l’Assomption de Meudon à partir des questions 32 à 39, sur le rapport final du Synode portant sur la Pastorale des personnes vivant en union civile ou en concubinage séparées ou divorcées remariées, ainsi que la question 41 portant sur la transmission de la vie.

Nous sommes un groupe de neuf couples âgés de 70 à 90 ans qui se réunit régulièrement pour partager notre foi en l’Évangile, nos réflexions sur les enseignements de notre Église et les questions d’actualité auxquelles elle est confrontée.

Dans nos familles et nos relations nous connaissons tous les types de situations évoquées dans le rapport final du Synode Extraordinaire.
Nous rendons grâce à Dieu de nous avoir épargné de crises graves dans nos longues vies de couple marquées par notre attachement au mariage indissoluble.

Aussi sommes-nous d’autant plus sensibles aux difficultés et aux crises rencontrées par nos proches ou par nos amis, et qui ont pour conséquence de les éloigner, voire de les exclure de l’accès aux Sacrements : Réconciliation et Eucharistie.

La variété des situations conduit à rechercher des solutions diverses pour améliorer voire modifier l’accueil de ces couples et de leurs enfants dans la Communauté Paroissiale.

Même si nous n’approuvons pas ces situations, et qu’elles nous fassent souffrir, nous considérons de notre devoir de rester aussi proches que possible de ces personnes, de ne pas les abandonner dans leur souffrance. Nous n’acceptons pas que l’Église qui se dit notre mère soit plus intolérante que Jésus n’a été vis-à-vis de ceux et celles qu’il a rencontrés sur son chemin. Si l’Église exclut les personnes vivant « hors mariage chrétien », elle se comporte comme les pharisiens, accusés par Jésus d’imposer au peuple des fardeaux qu’elle n’assume pas elle-même.

Vis-à-vis des couples qui se trouvent dans une situation telle que la séparation est inévitable, nous pensons que l’annulation de leur mariage dans le seul but de ne pas porter atteinte aux règles du droit canon, est une solution inadaptée, à moins qu’ils ne le demandent expressément. L’absurdité de cette solution est particulièrement évidente lorsque le couple a des enfants, car ceux-ci sont bien nés d’un couple marié. Personne ne peut leur dénier cette vérité qui est la leur : ils sont nés de l’amour de leur père et de leur mère qui étaient mariés. « L’Homme n’est pas fait pour la Loi. C’est la Loi qui est faite pour l’Homme. »
Nous souhaitons qu’une attention particulière soit portée à la formation et aux activités des jeunes aux diverses étapes de leur vie : Aumônerie, Mouvements de Jeunesses, Préparation au mariage ...
Nous souhaitons que soient développés dans nos paroisses des formes d’écoute, d’accompagnement des familles et des couples en difficultés ou en recherche de sens dans leur vie.

Concernant les familles et les couples constitués avec ou sans lien institutionnel civil ou religieux, concernant plus spécialement les divorcés remariés, nous demandons que leur soit ouvert l’accès à la Table Eucharistique, dés lors qu’ils le désirent, vivent une relation stable socialement, et sont engagés ou s’engagent dans la vie des communautés de l’Église ;
Nous faisons nôtre l’assertion du Pape François : « Comme l’Église est missionnaire par nature, ainsi surgit inévitablement d’une telle nature la charité effective pour le prochain, la compassion qui comprend, assiste, et promeut » (Evangelii Gaudium No 179), et celle de Monseigneur J.-P. Vesco : « Les divorcés remariés ne devraient plus être un sujet de controverse pour l’Église ». (La Croix du 2 mars 2015)

Question n° 41

Parents et grands parents de nombreux enfants et petits enfants, nous constatons que l’enseignement de l’Église sur les méthodes de contraception résultant de l’encyclique Humanae vitae, est ignoré ou rejeté comme inadéquat. L’ouverture à la vie doit-elle conduire à des naissances non désirées qui peuvent gravement perturber la vie familiale, l’harmonie et le rayonnement du couple ? Le respect de la loi dite naturelle permet à certains couples d’avoir une fécondité parfaitement maîtrisée. Mais pour d’autres, elle peut aboutir à de nombreuses naissances non désirées que le couple est dans l’incapacité d’assumer.
Ne convient-il pas de s’adapter avec souplesse à la diversité des situations ? La liberté de consentement requise dans le mariage indissoluble ne doit-elle pas pouvoir se manifester aussi dans la transmission de la vie, l’utilisation de moyens contraceptifs non naturels permettant une fécondité plus responsable et une vie conjugale, sociale et spirituelle plus harmonieuse et bénéfique aux enfants et à l’ouverture aux autres ?

Pleins d’Espérance, nous prions l’Esprit Saint d’inspirer à notre Saint Père et aux Pères synodaux lors du prochain Synode des Évêques, des initiatives et des solutions permettant de partager sans restrictions et dans l’amour fraternel la joie de l’Évangile avec les couples et les familles évoqués dans notre contribution.

Signé par
Cécile et François Beaufils
Marie-Jeanne Berthelon
Bernadette Chaventon
Monique et Jean-Baptiste Colas
Colette et Michel Colchen
Martine et Jean-Baptiste Delaporte
Annette Maunoury
Maguy et Jean Merlin
Marie-Thérèse et Lucien Renaud-Goud
Anne-Marie et Jean-Paul Théobald




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