Diocèse de Nanterre

newsletter
Notre diocèse
À la Une
Enfants / Jeunes
Prier et Célébrer
S’informer / Se former
Aimer et Servir
Contact Plan d'accès Recrutement Intranet
Accueil > À la Une > L’Église et le Pape > Synode sur la famille > Retour des consultations en paroisses

Groupe d’anciens Vaucressonnais

En équipe de foyer depuis les années 1970-1980 tous d’anciens Vaucressonnais nous voulons contribuer à la réflexion sur la famille.

Réflexions sur la famille dans le cadre du carême 2015

3 questions à se poser sur le thème « savoir accompagner » :
1. Comment mettons nous déjà en œuvre l’appel à l’accueil et à l’accompagnement ? Cela permet de reconnaître ce qui se vit déjà. En prendre acte, c’est aussi le valoriser et l’intégrer dans la réflexion.

2. Qu’aurions nous envie de faire pour aller plus loin, autrement ? Être docile à l’Esprit Saint donne de travailler avec une « vraie liberté et humble créativité ». Comment imagine t’on pouvoir répondre à l’appel du pape à la créativité dans l’accompagnement pastoral ?

3. Qu’est-ce qui nous freine, pour faire ou faire plus ? Il s’agit ici de reconnaître que l’on s’autolimite, de repérer les résistances et les oppositions personnelles ou collectives.

Savoir accompagner : quelle place dans la réflexion sur la famille ?

Les difficultés conjugales. En quoi sommes nous une Église qui aide, qui accompagne, et écoute ? Une pastorale de la réconciliation et de la médiation est elle possible ?
Ce qui s’est dit dans notre groupe dont la moyenne devait tourner autour de 4 enfants par couple.
Famille lieu et témoins de l’hospitalité. À table, communion fraternelle pour certains, lieu d’affrontement pour d’autres.
Beaucoup de difficultés familiales sont relatives à la procréation : soit ça vient tout seul en surabondance ; soit ça ne veut pas venir !
Difficultés dues aux positions de l’Église sur la défense d’une contraception inefficace, mais compréhension de certains pasteurs qui peuvent rassurer. On trouve sur internet des chrétiens récusant la validité de Humanae-Vitae, non validée par le Peuple de Dieu mais par sa seule hiérarchie. C’est l’intention qui compte et non la méthode, surtout si elle n’est pas adaptée !
Dans ce contexte, ne faut il pas que nous trouvions en Église d’autres formes de fécondité à faire partager (avec ou sans enfants).
Aider les couples plus ou moins stériles à échapper à l’exaspération de traitements médicaux détruisant l’intimité de couples en leur proposant d’adopter des enfants et les soutenir dans les difficultés qui ne manqueront pas d’arriver !

Le rapport final du synode sur la famille n’est pas rassurant sur plusieurs points :

1. il parle de déficit de la natalité alors qu’on va avoir bien du mal à nourrir 9 milliard de personnes et que nous n’étions que 2 milliards au siècle dernier ! L’Église doit parler de la responsabilité de transmettre la vie et laisser les couples maîtres de leur méthode de contraception ! La procréation n’est pas la seule finalité du mariage !
2. l’Église parle d’évangile de la famille alors que l’évangile ne parle d’aucun couple, d’aucune vraie famille. Aux noces de Cana il n’y a pas de mariée ; dans aucune des noces où le Père nous convie non plus ! Pourquoi créer un mythe d’évangile de la famille ?

La reconnaissance de l’importance de la vie affective dans le couple nous rassure.
Des chrétiens s’efforcent de venir en aide à des couples qu’ils voient en difficulté par l’écoute attentive et discrète, en gardant les enfants pour ménager des temps de retrouvailles ou par des rencontres tentant de faire renouer le dialogue, de réanimer les braises de l’amour émoussé par les conditions de vie épuisantes ou par des griefs. Difficile de ne pas prendre parti pour l’un ou l’autre !
Des structures existent dans l’Église : Elle et Lui ; Alpha-couples : Cana ; rassemblements de prière, de réflexions et de témoignages pour des couples (familles dont les enfants sont catéchisés de leur côté) à Paray-le-Monial : le CLER ; ou autre ;

Il y a des périodes de la vie de couple plus difficiles : vers 40 ans, et à l’heure de la retraite où chacun doit trouver sa place, .. Certains trouvent leur voie sur le chemin de Compostelle. L’Église comme d’autres organismes civils pourrait proposer des ‘’préparations à la retraite’’, qui pourraient déboucher sur des participations plus actives aux missions de l’Église.
La préparation au mariage existe. Il faudrait peut-être plus de suivi des nouveaux couples, qu’ils puissent s’épauler réciproquement, prier, réfléchir, témoigner, former cellule d’Église.

Familles monoparentales. Comment les accompagnons nous ?
Ce qui s’est dit :

On cite une amie qui s’en préoccupe dans un cadre chrétien par un accueil de femmes un dimanche par mois pour leur permettre de souffler, de s’exprimer. Ces structures sont rares !
Les familles monoparentales sont souvent loin de l’Église. On en rencontre à Vaucresson au vestiaire paroissial qui pourrait être un peu plus lieu d’accueil, de rencontre.
Des familles monoparentales regroupent parfois des mères avec des enfants de pères différents, mais dont l’un ou l’autre (ou un nouveau) peut parfois passer. Les services sociaux (civils) des accompagnants dans des structures de logement sociaux les rencontrent. Certains viennent parfois à l’accueil paroissial.
Comment leur faire sentir notre respect, notre solidarité ?

Personnes divorcées. Quelle approche pastorale ?
Ce qui s’est dit :

On cite l’exemple d’un prêtre qui s’est proposé pour être témoin du mariage civil d’un couple dont l’un était divorcé.
On cite aussi de nombreux refus (souvent anciens) de chrétiens de recevoir des couples dont un divorcé, ou d’assister à leur noce.
Depuis que le divorce s’est généralisé, le refus de l’Église d’accueillir pleinement des divorcés ou leurs conjoints est un contre-témoignage peu évangélique. On ne peut demander de casser des familles de divorcés remariés qui existent parfois depuis longtemps. L’attitude de l’Église orthodoxe semble bien préférable.
Comment se manifeste la miséricorde, le pardon, dans cette attitude rigoriste de l’Église ?
Le droit à l’erreur était admis pour les prètres qui malgré 7 ans de séminaire et des années d’apostolat se mariaient en restant au sein de l’Église : mais est refusé à ceux qui s’étaient mariés, parfois précipitamment et regrettent leur choix ! Est-ce juste ? Et pourquoi n’est ce plus possible ?

Il y a aussi le cas de plus en plus fréquents de veufs et veuves qui cohabitent. Les pensions de réversion et la transmission de l’héritage aux enfants de chacun ne les poussent pas au mariage. L’Église ne peut elle pas marquer la reconnaissance ‘’qu’il n’est pas bon que l’homme soit seul’’ par une bénédiction, différente du mariage (ou négocier avec l’État le droit de marier, sans mariage civil, des personnes de plus de 60 ans, par exemple) ?
On ne connaît pas d‘accueil de l’Église aux personnes vivant hors mariage. Elle les accepte personnellement pour l’accueil, la catéchèse, des services, mais ne semble pas les reconnaître !

Personnes homosexuelles. Les accueillons nous avec respect ?
Ce qui s’est dit :

Beaucoup en connaissent et reconnaissent leur attachement l’un pour l’autre. L’Église par ‘’David et Jonathan’’ en aide certains. Mais ces équipes ne peuvent exister que dans de grandes villes.
L’appui de l’Église aux manifestations du mariage pour tous est, pour beaucoup, un contre témoignage vis à vis des homosexuels. Pour certains qui y participaient il y avait un témoignage de foi, une opposition (un peu raciste) à Christiane Taubira et une dénonciation des provocations de la gay-pride. Cette manif était le signe d’une exclusion ! Bien loin d’un accueil. ‘’Qui suis-je pour juger ?’’
Les homosexuels (même non actifs) étaient exclus des ordres ou des monastères, signe d’une indignité. Est-ce encore le cas ?
À noter que de plus en plus d’homosexuels recherchent paternité/maternité en concevant avec un couple ami de lesbiennes. Saurons nous accueillir ces enfants et quelle image d’un Dieu-Père leur donnerons nous ?

Les familles éprouvées par la maladie, le deuil, la solitude, en particulier celle du grand âge. Quel soutien apportons nous ?
Ce qui s’est dit :

À Vaucresson les veilleurs peuvent épauler les chrétiens qui peinent parfois à visiter des personnes isolées. Il y a aussi des rencontres plusieurs fois par an de personnes isolées leur permettant de tisser des liens durables.
À signaler l’excellent travail des équipes de deuil qui témoignent d’un réel intérêt auprès des familles des défunts qui découvrent ainsi une attention de l’Église, plus proche d’eux, moins formelle. Elles peuvent vivre leur deuil activement et non en spectateurs.
Pourquoi ne pas profiter de cette expérience pour demander à des équipes de couples de préparer et de célébrer des mariages. Après tout, ce sont les époux eux-mêmes qui se donnent le sacrement du mariage ?


Bandeau pied de page

Évêché de Nanterre
85 rue de Suresnes - 92022 Nanterre cedex - Tél: 01 41 38 12 30



Mentions légales Plan du site