Diocèse de Nanterre

newsletter
Notre diocèse
À la Une
Enfants / Jeunes
Prier et Célébrer
S’informer / Se former
Aimer et Servir
Contact Plan d'accès Recrutement Intranet
Accueil > À la Une > L’Église et le Pape > Synode sur la famille > Retour des consultations en paroisses

Notre-Dame de Pentecôte

Préparation au Synode sur la famille

Quelques réponses aux questions 20 et 35 proposées au débat.

Q20. Personne n’est exclu de la miséricorde de Dieu.

Q35. La communauté chrétienne est-elle prête à prendre soin des familles blessées pour leur faire vivre l’expérience de la miséricorde de Dieu ?
1 - L’Église a déjà parlé, trop parlé, mal parlé.
-  Les « dégâts » d’Humanae vitae, juillet 1968. Les Lettres pastorales d’évêques ont voulu nuancer, faire appel à la conscience. L’Église est faite pour les pécheurs, à accueillir, Pas de jugement Cf. Évangile.
-  Montrer une Église qui tienne compte des réalités d’aujourd’hui.
-  En appeler à la Miséricorde et refuser le moralisme.
-  L’Évangile n’est pas une morale, l’expliquer.
-  Distinguer les Sacrements et la pastorale. Distinguer Dogme et morale.
-  L’image de l’Église se réduit encore trop aux « curés », célibataires, pas les mieux placés pour parler de ces questions de couples.
2 - Les blessures, les souffrances, de tous ordres.
-  Le divorce est un trauma.
-  Quelle attitude pastorale montrant la miséricorde de Dieu ?
-  Il y a des remariages réussis. Des divorcées seules avec enfants.
-  Ne pas oublier les célibataires qui font partie du Peuple de Dieu.
3 - « L’Église en sortie », tel est le mot d’ordre du pape François
-  Éduquer la conscience, le devoir de conscience est à rappeler fortement, à temps et à contre temps.
-  Le mariage civil est à honorer et à préparer.
-  « Sortir pour cheminer avec ».
-  L’accompagnement est nécessaire. L’organiser.
-  Amener les voisins divorcés à une réunion... « Invitation ciblée ». Pas de parole unique. Susciter des groupes de paroles pour que s’expriment les souffrances, blessures, mais aussi les fidélités.
-  Mettre en valeur des maisons sur « la famille ».

Notes de Jean-Pierre Guérend avec Blanche Legendre

Question 31 : Accompagner les premières années de la vie conjugale

31. La pastorale de l’accompagnement des couples durant les premières années de vie familiale – a-t-on fait observer pendant le débat synodal – a besoin d’un nouveau développement. Quelles initiatives plus significatives ont-elles déjà été réalisées ? Quels aspects faut-il renforcer au niveau paroissial, au niveau diocésain ou dans le cadre des associations et des mouvements ?
Dans un premier temps, l’existence d’accompagnement des couples et des familles par l’Église ne semble pas évidente.
En y réfléchissant, on évoque cependant plusieurs mouvements : Cana, Alpha couples, Équipes Notre Dame, le CLER, Vivre et Lumière.
On dira également que des mouvements tels que ACO et ACI offrent la Révision de vie en équipe qui peut être un soutien.

On souligne l’importance des témoignages de vie plutôt que l’intervention de spécialistes. Un participant à la discussion signale que chez les évangéliques existe un accompagnement, une sorte de parrainage des jeunes couples par des couples légèrement plus anciens. De même ils organisent des rassemblements autour d’un repas, pour la saint Valentin par exemple, pour permettre aux couples d’échanger.

On pense aussi que l’accompagnement ne devrait pas être pensé que pour les jeunes couples, mais étendu au long de la vie. Après tout, dans la vie professionnelle il y a la formation continue, pourquoi pas l’équivalent pour les couples avec une session tous les 5 ans par exemple ?

La publicité par affiche ne marche pas : il faut un contact personnel avec les intéressés. Par ailleurs il est estimé que les laïcs devraient se renseigner d’eux-mêmes sur ce qui existe, pour eux et pour informer les autres.

On distingue plusieurs périodes avec deux principaux passages dans une vie de couple :
• passage du couple à la famille avec l’arrivée des enfants
• passage du départ des enfants
On évoque alors un besoin d’accompagnement non seulement des jeunes couples, mais aussi de la vie de parents quand les enfants arrivent.

Les 1ères années, on peut passer à côté de choses.
Aujourd’hui, chez les jeunes, les deux travaillent. Cela n’induit-il pas un certain rapport de force sur qui fait quoi et l’égalité dans les tâches ?

Alors qu’aujourd’hui on semble aller vers la suppression de la différence homme-femme, on évoque un besoin de montrer la différence entre l’homme et la femme avec certaines tâches dévolues spécifiquement à l’un et d’autres, différentes, à l’autre.

On se demande quelle réflexion « théologique » existe sur la vie de couple ? Et comment permettre aux couples d’approfondir la réalité spirituelle du mariage au fil des ans ?

Ceci étant dit, on souligne la très grande importance de la préparation au mariage.

Les anciens, avec leur expérience de parents, ont pu observer plusieurs cas de figure avec le mariage de leurs enfants :
• Le divorce prévisible dès le mariage et qui arrive ;
• Le divorce imprévisible au départ ;
• Un mariage qui tient alors que l’on n’y croyait pas au départ.
L’accompagnement des enfants par les parents est mentionné comme important.

On évoque aussi l’expérience vécue : enthousiasme pendant environ 5 ans, puis une maturité qui n’est pas incompatible avec l’enthousiasme des premières années.

On mentionne aussi que de plus en plus de couples divorcés-remariés, qui se sentent rejetés au sein de l’Église catholique, vont chercher un accompagnement chez les protestants.

Enfin, quelques réactions au texte du Synode sont exprimées :
• À la 1ère lecture le document apparaît illisible si on ne baigne pas dans le « jargon » ecclésial et le monde oriental en est absent.
• Le document en reste à Gaudium et Spes alors qu’en 50 ans la société a bougé.
• On ne peut sortir un seul texte universel : il y a l’Orient, l’Occident, l’Afrique, …

Jean Guichené
04 mars 2014

Préparation au Synode sur la famille
Quelques réponses à la question 38 proposée au débat

Question 38. Prendre soin des familles blessées (séparés, divorcés non remaniés, divorcés remariés, familles monoparentales

Le texte proposé par le Lineamenta, fait bien le tour de la question. Au-delà de la souffrance du couple et des enfants, il y a aussi le regard extérieur. Les amis choisissent leur camp…vis à vis de l’Église, une double peine s’applique avec le non-accès à l’eucharistie.
« Avec le recul, en tant que diacre, je me rends compte que nombre de gens ne savent pas ce qu’il y a dans le sacrement de mariage ; il faudrait accompagner les jeunes couples pour éviter ce qui finira par tourner en une colère contre l’Église. »
Pourquoi priver les personnes de communion au moment où ils se sentent petits et faibles ?
Comment ne pas traiter différemment celui qui n’a pas choisi de rompre l’union ?
Comment faire pour qu’il y ait moins de divorces…faut-il mieux structurer la préparation au mariage ?
Les jeunes se marient-ils seulement pour la tradition et le décorum ? Il ne semble pas, mais la société qui valorise la personne en tant qu’individu, n’aide pas les couples en se résignant au fait que un couple sur deux n’ira pas au bout…
Car le divorce est aussi une catastrophe économique qui fait deux pauvres. L’un des deux doit chercher un logement, l’un des deux versera une pension alimentaire et l’un des deux, en cas de garde partagée des enfants, va racheter en double vêtements et mobilier. Les couples ont donc une responsabilité vis-à-vis du Bien commun, compris vis-à-vis de la famille au sens large, questionnée dans son chagrin, mais aussi bien souvent actrice dans l’assistance économique au couple séparé.

Car le divorce est une souffrance et le pardon entre époux blessés ne veut pas dire qu’ils sont prêts à reprendre une vie commune. Donc pas de remariage possible et si remariage pas d’accès à l’eucharistie et à la réconciliation.
Comment l’accès aux sacrements – car le problème est le même pour la réconciliation, ce qui représente une double peine – finit-il par ne dépendre que de circonstances extérieures à vous-même ? Pourquoi ne pouvoir compter que sur la Providence ! (votre ex décède ; ou bien vous rencontrez un prêtre compréhensif) ; pourquoi l’Église refuse-t-elle de soutenir les prêtres les plus sensibles à la détresse des couples ?

Un dernier aspect évoqué concerne la longueur de la vie. Le contrat du mariage dure de plus en plus longtemps. Il reste encore trente ans de vie après l’éducation des enfants… Et comment faire intégrer à ces enfants qu’ils ne sont pas les fruits d’un échec, mais d’un amour légitime et partagé qui s’est changé depuis en estime mutuelle, même s’il est hors de question de vivre ensemble… Et comment faire pour que les enfants voyant leurs parents écartés des sacrements, déçus ne s’éloignent pas eux-mêmes de l’Église, même si certains ont vécu leur séparation comme une sortie d’Égypte !

Ce tour de table a été ressenti comme salutaire et de la parole s’est libérée et a été entendue. À renouveler dans le cadre d’un groupe ?

Francis Lapierre, secrétaire pour le Groupe.


Bandeau pied de page

Évêché de Nanterre
85 rue de Suresnes - 92022 Nanterre cedex - Tél: 01 41 38 12 30



Mentions légales Plan du site