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Saint-Gilles de Bourg-la-Reine et Saint-François-d’Assise d’Antony (5)

Thème 5 (fin) : L’accompagnement des personnes homosexuelles

Introduction

Il nous paraît encore plus difficile « d’intervenir » dans la vie privée des personnes homosexuelles que dans celle des couples en difficulté sauf si elles ou leurs familles en expriment le désir. Rien n’existe au niveau de notre paroisse.
Nous avons néanmoins essayé de souligner les avancées et les obstacles persistant sur ce thème.

1. Un consensus assez large semble se faire peu à peu sur le refus de condamner et stigmatiser ces personnes.
• Au niveau du Vatican

La phrase du paragraphe 55 du premier rapport du Synode des familles : « néanmoins les hommes et les femmes à tendances homosexuelles doivent être accueillies avec respect et délicatesse » prouve que l’Église « institutionnelle » a fait depuis plusieurs années un pas positif. Cela nous réjouit.
Avant le Synode, d’ailleurs, à partir de plusieurs initiatives chrétiennes issues de prêtres et de laïcs, des processus d’accompagnement des personnes homosexuelles s’étaient déjà mis en place . Ils s’étaient développés sans être forcément connus de la « base » des chrétiens.

• Dans notre diocèse, par exemple, le père Daucourt, notre ancien évêque, avait institué depuis quelques années une « Marche avec les personnes homosexuelles chrétiennes et leurs familles », ouverte à tous les autres chrétiens du diocèse. Il voulait montrer ainsi l’attention qu’il leur portait et rappeler la nécessité de connaître les personnes, de les écouter et de dialoguer avec elles, dans une atmosphère conviviale. Nous souhaitons que cette proposition soit maintenue.

• À Paris, après le début du l’épidémie de sida qui touchait plus particulièrement, dans les années 80, les personnes homosexuelles, des chrétiens ont pris l’initiative dans un contexte général encore défavorable, de briser certains tabous, le mur d’un silence hostile et d’accompagner les personnes homosexuelles.
En 2006 un colloque organisé par l’association « Chrétiens et sida » retraçait cette histoire dans un petit livre paru aux éditions du Cerf en 2007 avec la collaboration en particulier de la théologienne protestante Lytta Basset, et de Timothy Radcliffe, ancien maitre de l’ordre dominicain ;

2. La condamnation de l’homophobie par L’Église constitue également un pas en avant.

• Le pape François, en juillet 2013, au retour d’un voyage au Brésil a déclaré « si une personne est homosexuelle cherche le seigneur, fait preuve de bonne volonté, qui suis-je pour la juger ? »

• le Vatican s’est opposé à la loi anti- homosexualité votée en 2014 en Ouganda soutenant ainsi l’évêque du pays, Monseigneur Cyprien Lwanga qui avait dénoncé le projet de loi condamnant à mort les personnes homosexuelles. Cf. note finale page 2.

3. Il reste néanmoins des blocages importants et de fortes oppositions au sein du peuple chrétien comme parmi les évêques même si l’acceptation des personnes homosexuelles progresse, l’homophobie n’a pas disparu .

À propos de l’homophobie, par exemple, un reportage diffusé sur Arte le dimanche 15 février dernier, à 20 heures, a montré que l’église catholique de Slovaquie soutenait une puissante association familiale dénonçant « le lobby homosexuel » , créant chez les personnes homosexuelles de ce pays, stress, angoisse et repli sur soi.

On ne peut éviter de se demander aussi si la claire condamnation des conduites homosexuelles énoncée par l’Église dans la plupart de ses documents officiels (par exemple le Catéchisme de l’Église catholique, le Catéchisme de l’Église de France paragraphe 607) ne contribue pas, malgré tout, à l’homophobie persistante, même si elle la condamne par ailleurs.

4. L’an dernier, lors des manifestations contre « le mariage pour tous » ce problème n’a jamais été débattu ouvertement dans notre paroisse, par crainte sans doute de créer des conflits et des divisions ; cependant, au cours des repas paroissiaux, beaucoup de paroissiens ont exprimé leur opposition à la loi du « mariage pour tous ».

1) Un grand nombre aurait préféré qu’on parle d’« union civile » pour des personnes homosexuelles en réservant le terme de « mariage » aux hétérosexuels. Ils pensent aussi que pour l’éducation des enfants la différence H/F au sein du couple est essentielle.
2) Certains ont dit que le « PACS » était suffisant, d’autres ont fait remarquer que le
PACS se conclut au tribunal, ce qui n’est pas du tout la même chose qu’un passage à la mairie.
3) Certains d’entre nous ont aussi regretté que cette manifestation prenne une dimension politique antigouvernementale. C’est le jeu de la démocratie certes mais si les a priori politiques l’emportent, ce n’est pas la meilleure façon de poursuivre un débat approfondi, même si celui-ci est très difficile.

5. Dans notre petit groupe de quatre personnes , nous nous sommes efforcés de nous écouter en exprimant et acceptant nos différences de point de vue.

L’un de nous a lu un texte hostile à l’homo-parentalité qu’il avait rédigé, après nous avoir communiqué les conclusions intéressantes d’une conférence faite sur ce sujet, il y a plus de 20 ans, par un dominicain venu à la paroisse parler de l’homosexualité, en pionnier !

Conclusions
Nous sommes arrivés aux conclusions suivantes :

1) L’homosexualité reste encore très mal connu et semble avoir des causes multiples. Des affirmations péremptoires, d’ordre biologique, psychanalytique ou sociologique ne sont guère éclairantes ; il existe aussi des différences entre la tendance homosexuelle et les actes homosexuels,
2) Il convient de continuer à
• surveiller notre langage et à éviter par exemple le terme d’ « homo »,
• condamner les comportements homophobes
• essayer de dialoguer avec des personnes homosexuelles en les respectant
3) Nous avons abordé rapidement le problème de l’homoparentalité, de la GPA mais faute de temps, de recul, d’études objectives mesurant les conséquences éducatives de ces différents choix, nous en sommes restés là. Nous voulons continuer à nous informer, à réfléchir, à dialoguer.
4) Peu de paroissiens se sont impliqués dans les trois réunions proposées. C’est dommage car l’Église, c’est aussi « nous », paroissiens de Saint-François d’Assise.

Note : Voir Site Internet Wikipédia : Christianisme et homosexualité




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