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Accueil > À la Une > L’Église et le Pape > Synode sur la famille > Retour des consultations en paroisses

Hervé Audic - Sceaux

Synode de la famille « Relatio synodi »

Réponses aux questions
- Question préalable :

Oui, je ne retrouve pas les conséquences du monde économique sur la famille. Nombreux sont les femmes ou hommes qui meurent au travail, ou par maladie acquise par les conditions du travail, pour donner à manger à leurs enfants. La survie matérielle de la famille est tellement prégnante qu’elle ne laisse pas de place à la vie spirituelle.

- Première partie
- Question 1

Les initiatives en cours sont les associations familiales. Elles recherchent des bénévoles, mais il y a peu de candidats.

- Question 2

Le pluralisme culturel est une richesse. Il faut simplement, que chaque culture respecte les autres cultures. Mais cela est difficile quand une culture favorise des signes extérieurs qui sont interprétés par d’autres cultures comme des signes de soumissions.

- Question 3

Question difficile qui peut aboutir à un développement du communautarisme qui n’est pas la solution à développer dans le cadre du vivre ensemble. Je pense que la première des actions est de ne pas exclure femmes ou hommes qui trébuchent par rapport à la Loi de l’Évangile.

- Question 4
- Question 5

Nous sommes en présence d’un dilemme : parler d’amour conjugal à des ministres ordonnés qui ont fait vœux de chasteté. Oui ils écoutent, oui ils acquiescent une connaissance, mais ils ne peuvent pas avoir l’expérience et le ressenti du vécu. D’où l’incohérence de l’organisation de l’Église basé uniquement sur l’homme, petit « h », en excluant 50 % de ses membres.

- Question 6

L’acceptation de tout enfant au catéchisme est un acte important. Il serait intéressant d’accepter aussi le baptême demandé par des parents qui ne sont pas mariés religieusement pour leurs jeunes enfants.
Le catéchisme des enfants est un moyen d’attirer les parents vers la communauté paroissiale. La création des Tables d’Hôtes une fois par mois, ouvertes à tous est aussi un moyen d’attirer les parents désireux d’avancer vers l’Évangile, sans aucun jugement sur leur propre vie.

- Deuxième partie
- Question 7

Le regard tourné vers le Christ. Oui, les parents chrétiens s’inspirent du Christ pour développer leur investissement dans la relation avec les autres. Le Christ n’avait pas peur d’aller au contact avec son prochain, nous essayons, avec nos capacités, de faire comme lui.

- Question 8

Les valeurs du mariage et de la famille se retrouvent dans la fidélité, la persévérance. L’amour est le couronnement de ces valeurs. Il se développe dans le dialogue et la confiance qui s’acquiert par la fidélité. Ce que vous appelez « les péchés à éviter », je dirais qu’il faut tous les jours avoir un dialogue, ne jamais rester sans parler à l’autre après une forte contrariété plus de quelques petites heures. Le dialogue, même anodin, apaise. Il permet la poursuite de la relation intense.

- Question 9

À mon avis, dire que Dieu nous aime, est fondamental. Il nous demande de nous aimer, comme il nous aime. C’est-à-dire, il ne nous abandonne jamais, quoi que l’on fasse. Ce qui n’est pas le cas de la pédagogie de l’Église qui rejette certains qui n’avaient pas le charisme pour tenir un engagement soi-disant indissoluble (divorce, ancien ministre du culte, …).

- Question 10

La grandeur et le don de l’indissolubilité, est une notion intellectuelle qui est un but à atteindre. C’est vrai, que l’Amour s’intensifie avec le temps et le développement de la relation. C’est vrai que le bonheur se développe dans le temps. Mais, nous rencontrons tous des difficultés, et celles-ci ne doivent pas créer des strates de niveaux de chrétiens.

- Question 11

Question délicate. La grâce du sacrement, c’est pour moi le fil conducteur de ma vie de chrétien. Mais dire que ma relation avec Dieu va me permettre de changer mon partenaire, qui pour je ne sais quelle raison en est venu à me haïr. Ce n’est plus de la Foi, c’est du rêve.

- Question 12 et 13

La famille « Église domestique » est une très belle image à développer sans limite. Si je comprends bien, cette image vient de la Genèse. Mais justement, ce livre a, pour un grand nombre d’entre nous, une connotation simpliste. Il y a une pédagogie très forte à développer sur ce livre, pour que nous, simples chrétiens de base, ne restons pas sur les images simplistes, qui sont aujourd’hui contredîtes par la science.

- Question 14
- Question 15

Le développement de la spiritualité ne peut venir que si la situation matérielle est vivable. Déjà on limite le nombre de familles concernées. Ensuite, c’est par la catéchèse des enfants et des petits-enfants que l’on peut développer cette spiritualité. On peut aussi motiver les parents à intégrer des groupes de réflexion qui se constituent, soit par affinité, soit par le partage d’expérience de vie ou de centre d’intérêt.

- Question 16

Je n’ai pas de réponse, mais c’est pour moi la clé d’un blocage, qu’il faut résoudre.

- Question 17

La question concerne « le mariage indissoluble et fécond ». Mon expérience de vie parle plus « du mariage fécond et indissoluble ». Ce que je veux dire, aujourd’hui, dans la société où nous vivons, l’espérance de vie est de plus de 90 ans. À l’époque des textes saints, à 40 ans ont été le sage. Nous devons admettre que l’engagement indissoluble passe par la venue d’un ou plusieurs enfants. Car dans ce cas nous sommes dans la création d’une famille. Ce qui n’est pas le cas pour les couples qui ont essayé, et se sont séparés, avant de créer cette famille.

- Question 18
- Question 19

Je ne connais pas le mariage naturel. Les élus de mon pays ont totalement dénaturé le mot de « mariage », donc à ce jour, je ne connais que le mariage chrétien.

- Question 20

Question très importante. L’Église ne doit pas mettre en place des strates de chrétiens, en jugeant les personnes qui se sont trompées. Il faut donc que selon le cheminement de chacun, nous puissions accéder à la Sainte Communion, lorsque celle-ci devient un manque évident pour la personne en cause. Ce point est aussi valable pour ceux que l’on appelle aujourd’hui « les anciens ministres du culte », où l’Église se prive de dons extraordinaires que possèdent une grande partie de ses hommes ou femmes, dont leur foi est totalement intacte. Ils sont simplement rejetés par l’organisation elle-même. Par Dieu, je n’y crois pas.

- Question 21

Le plus difficile dans cette question est de maitriser les exigences de l’Évangile, qui ne sont pas les mêmes selon le décodage de la lecture des textes. Sinon l’accueil de l’autre se fait sans difficulté.

- Question 22

Oui, les différentes unions ont des valeurs. Mais l’engagement public est moins fort. Ceux sont des contrats à durée indéterminée. Selon le type d’union le couple avance dans sa démarche d’ouverture aux autres. Le mariage chrétien est un acte de Foi, qui pour moi doit le rester. C’est une démarche de chrétien, et non de citoyen.

- Troisième Partie
- Question 23 à 26 : rien
- Question 27

Pour favoriser une relation entre famille, société et politique, il faut que les chrétiens s’investissent dans la politique. C’est en participant à des réunions de groupes de travail politiques, que nous pourrons défendre la famille chrétienne. Les associations familiales catholiques aussi défendent très bien leurs places. Il faut donc que les chrétiens adhèrent à ces associations pour montrer leur poids politique.

- Question 28 et 29 : rien
- Question 30 et 31

Importance de l’accompagnement des jeunes mariés lors des premières années de mariage : oui, la question que je me pose est que nous sommes au 21ième siècle. Il nous faut donc trouver les outils d’accompagnement de ce siècle. La mise en œuvre de réseaux sociaux pourrait être une nouvelle voie, car la vie professionnelle est de plus en plus prenante et stressante, donc le temps manque. Les réunions peuvent aujourd’hui se faire, chacun chez soi, par internet avec des outils gratuits de plus en plus performants.

- Question 32

À la question 17, je vous ai dit : pour moi l’indissolubilité vient après la procréation. L’unité est une évidence et ne pose pas de difficulté. Le souci est uniquement sur l’indissolubilité. Lorsque le couple ne fonctionne pas et qu’il n’y a pas d’enfant, l’erreur est humaine, la situation ne pose pas de souci, hors les questions spirituelles de dogme. Par contre défendre l’indissolubilité lorsqu’il y a un ou des enfants, oui, la situation est totalement différente. Nous sommes là en présence d’enfants qui n’ont rien demandé, et le couple doit assurer sa propre responsabilité.

- Question 33

La question qui consiste à demander comment mener vers le mariage chrétien les couples en concubinages et les couples mariés civilement, est une question de foi. Je pense que les jeunes adultes qui ne souhaitent pas se présenter à un mariage chrétien, n’ont pas une foi assez forte pour reconnaître la force de ce sacrement majeur. Ils pourront peut-être redécouvrir leur foi lors de la catéchèse de leurs enfants, s’ils n’ont pas un mauvais souvenir de leur propre catéchèse.

- Question 34
- Question 35

Question très importante, mais difficile à y répondre. Les communautés chrétiennes actives sont prêtes et réalisent cette mission d’accompagnement lors de gros soucis sociaux. Mais il faut avoir la connaissance de ces soucis. Cette connaissance vient uniquement par la confiance des membres entre eux. Ce qui n’est pas simple, mais fondamental. En ville, on cache ses propres difficultés, afin de toujours faire partie de la communauté. À ma connaissance, seule l’écoute peut détecter les besoins.

- Question 36

C’est la Conférence des Évêques de France qui peut garantir une ligne commune des Églises particulières. Il me semble qu’elle fonctionne relativement bien.

- Question 37
- Question 38

La situation des divorcés remariés me semblent moins grave que celles des assassins qui après une confession, sont pardonnés et peuvent communier sans souci. Ce n’est pas à nous de juger, et de classer les chrétiens par niveau de qualité de vie chrétienne. Ce n’est pas à l’Église de créer des strates de chrétiens selon leurs mauvais choix dans la vie. La vie est assez difficile comme elle est, si l’Église pouvait nous aider à la rendre plus facile, ce serait un grand bonheur. Merci.

- Question 39
- Question 40

Sur ce point, le Pape François s’est exprimé en disant, qu’il n’a pas a jugé, et qu’il prend les personnes comme elles sont. Je partage totalement cette position, mais cela ne répond pas à la seconde partie de la question, comment leur faire partager le dessein de Dieu, je pense que c’est à eux de nous donner des pistes d’éclaircissement.

- Question 41

La promotion du dialogue avec les sciences et les technologies biomédicales doit se faire par la publication officielle de documents provenant de scientifiques chrétiens qui partagent les valeurs de l’Évangile, accompagné par une approbation forte de l’Église lorsque ces textes sortent. L’Église doit mettre en place un service de communication capable de rassembler le savoir afin de mieux faire connaître ses pensées. Nous devons publier sur internet. Si cela est déjà fait, il faut trouver un moyen de le faire savoir.

- Question 42

Chez nous les AFC ont mis en place une bourse d’échange afin de faciliter pour les familles l’accueil d’un nouvel enfant. L’Église a développé l’instruction en créant des écoles. L’Enseignement Catholique est en place et a un tel succès que l’offre est insuffisante par rapport à la demande. On peut réfléchir à la mise en place d’un système chrétien de gardes d’enfants tels que des crèches. Concernant les enfants des écoles, une école assure déjà ce service de 7h30 à 20h, chaque jour de la semaine, pour les écoliers.

- Question 43

Le chrétien vit la parentalité comme réponse à une vocation : je crains que rares sont ces chrétiens. De plus la difficulté est que la terre ne peut plus accueillir un doublement de sa population tous les 60 ans. Là, le message de l’Église doit évoluer, car le changement démographique a de fortes conséquences sur le fonctionnement de la planète.

- Question 44

L’avortement est un sujet qui divise l’Église et les chrétiens. C’est très beau de parler de la vie future, mais il faut prendre en compte la vie présente qui souvent n’a rien à voir avec les mirages que nous enseigne l’Église. La réalité de la vie, n’est pas en concordance avec les dire de l’Église. L’Église juge. Nous avons du mal à accepter ce jugement. Si l’Église se lance dans la Justice, comme le font les États, elle ne sera plus entendue. La Justice n’existe pas sur cette planète, ce sera toujours la décision du plus fort ou des plus nombreux qui emporteront les décisions, qui ne sont pas souvent justes. Ces décisions reflètent la position d’une majorité, en excluant les autres.

- Question 45

La solidarité de la mission éducative dans la communauté chrétienne est un très joli sujet. Mais en dehors de l’Enseignement Catholique, je ne l’ai pas vraiment trouvé. J’ai toujours regretté que cet Enseignement Catholique ne soit pas accepté par les prêtres comme force de proposition pour leurs paroisses.
La tâche socioéducative des parents est reconnue au niveau des mairies. Nombreux sont les élus qui mettent en place des politiques d’aides à la famille. Que ce soit sur le plan financier par des participations financières à des activités ou sur le plan sociétal en aidant des associations à développer des activités en direction des familles. Le souci, qu’ils ont aujourd’hui, est que l’État se désengage totalement de cette politique familiale pour des raisons budgétaires. Donc la situation devient plus difficile pour les familles modestes ou nombreuses.
Concernant la sensibilisation sociopolitique sur la politique familiale, il faut que les chrétiens fassent les bons choix, et s’investissent dans les associations locales qui militent en faveur des familles.

- Question 46

Le devoir de la transmission de la foi il mûrit en avançant en âge. Les grands parents sont présents pour titiller les parents afin que les petits enfants puissent fréquenter le catéchisme. Ensuite les enfants titillent les parents, pour venir découvrir ce qu’ils font, soit à la messe des familles, soit à des célébrations ouvertes à tous. Ensuite tout cela avance à la grâce de Dieu.


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