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L’Année de la Miséricorde vécue à la prison de Nanterre

Le 6 décembre, a eu lieu à la Maison d’Arrêt de Nanterre, le coup d’envoi de l’année de la Miséricorde !
À cette occasion, une porte de lumière, faite de veilleuses, a été érigée. Avant de franchir cette porte, les détenus ont déposé des demandes de miséricorde sur des feuilles froissées en boule, représentant des petits cailloux ; référence à l’Évangile du jour, Luc 3, 5 : « Les chemins rocailleux seront aplanis. » À la fin de la messe, la parole du pape François sur le Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, a été lue. Une carte a été remise aux détenus : d’un côté, était dessinée la porte d’une cellule avec une étoile dans laquelle figurait la crèche, et de l’autre, cette parole du pape François : « Qu’à toutes ces personnes parvienne de façon concrète la miséricorde du Père qui désire être proche de ceux qui ont le plus besoin de son pardon.
Dans les chapelles des prisons, elles pourront obtenir l’indulgence et, chaque fois qu’elles passeront par la porte de leur cellule, en adressant leur pensée et leur prière au Père, puisse ce geste signifier pour elles le passage de la Porte Sainte, car la miséricorde de Dieu, capable de transformer les cœurs, est également en mesure de transformer les barreaux en expérience de liberté. » Certains détenus disent se remémorer cette phrase lorsqu’ils passent la porte de leur cellule. Des expériences de miséricorde se vivent également au quotidien à la prison. C’est à partir du moment où les détenus acceptent de s’asseoir, d’écouter et d’ouvrir leur cœur
qu’ils peuvent entrer sur un chemin de conversion. Un chemin où l’on retrouve souvent la figure du Christ, celle de Marie, puis la réconciliation avec la famille. C’est plus tard qu’un tournant essentiel apparaît sur ce chemin de conversion, lorsqu’ils prennent conscience qu’ils ont fait une victime et qu’ils peuvent prier pour elle. La miséricorde a effectivement un relief tout particulier au cœur des prisons ! Il est essentiel pour les aumôniers qui accompagnent ces détenus d’avoir un regard bienveillant. Pour pouvoir se reconstruire, les personnes détenues ont besoin de se sentir regardées comme des personnes qui peuvent changer, qui peuvent devenir des justes. « Pour pouvoir aimer les autres il faut pouvoir s’aimer soi-même ! »

Interview des aumôniers Bernard de CRÉMIERS et Père Pierre PUGNET, par Myriam DAFONSECA


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