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L’IVG en France

"La vie humaine doit être respectée et protégée de manière absolue depuis le moment de la conception. L’avortement direct est gravement contraire à la loi morale."Catéchisme de l’Église Catholique, 2270.

Dernier message de la Conférence des Évêques de France, janvier 2014 :

Réuni le 15 janvier 2014, le Conseil Permanent a déploré la transformation profonde de la législation sur l’avortement que provoquera, s’il est voté, le remplacement des mots évoquant « la situation de détresse de la femme » par les mots « qui ne veut pas poursuivre une grossesse ». Cette suppression de la mention des conditions de détresse est inacceptable. Elle élude toute l’expression de compassion d’une société et sa volonté d’y répondre.

Pourquoi rendre désuètes des précautions prises, jusqu’à présent, par le législateur ? Comme l’écrit le Père Laurent Stalla-Bourdillon, Directeur du Service Pastoral d’Etudes Politiques (SPEP) « un droit exigible à l’avortement, même restreint par un délai légal, va créer un climat préjudiciable aux femmes les plus fragiles, devant l’irréparable ».

Dans son message de Noël, Mgr Pontier, Président de la Conférence des Évêques de France, disait : « Je pense à ce projet de modification de la loi sur l’interruption volontaire de grossesse qui, loin de permettre aux femmes en détresse d’être laissées moins seules devant leur responsabilité face à la vie naissante, sont quasiment incitées à ne poser aucune question quant à l’élimination de l’être qu’elles portent en leur chair ».

Rappelons qu’en novembre 2013, à Lourdes, les évêques ont entrepris un travail sur le « phénomène social de l’avortement et l’éducation affective des jeunes ».

Sur ce sujet douloureux et sensible, Mgr Pontier avait résumé la réflexion en disant :

« Nous ne pouvons pas faire comme si nous n’étions pas auditeurs, témoins des souffrances multiformes de femmes ayant connu un avortement et qu’elles n’expriment parfois que longtemps après. Ce sont des pages douloureuses de vies humaines qui nous sont confiées. Entendre les cris de ceux et celles qui souffrent est une de nos premières missions ».

De nombreux écoutants et soignants rejoignent l’avis des évêques : « Des médecins, des infirmières, des psychologues, de nombreux prêtres, des membres d’associations confirment ce même constat », nous dit Mgr Pontier. « Avorter n’est pas banal, avorter ne laisse pas indemne, avorter n’élimine pas qu’un amas de cellules. La femme enceinte sait bien qu’elle porte une vie humaine en son commencement. Il s’agit bien de cela. Aucune d’entre elles ne devrait vivre ces moments dans la solitude, la précipitation ou les pressions de toutes sortes ».

Les évêques ont aussi un ministère d’encouragement de ceux qui écoutent cette détresse. Il reste énormément de chemin à faire pour qu’une culture de la vie l’emporte, notamment dans le domaine éducatif.

« Aussi voulons-nous, disent-ils, nous employer à contribuer à une meilleure éducation affective des jeunes qui leur fasse percevoir la grandeur du corps humain et celle d’une vie affective responsable, située dans une relation pleine de respect pour la personne de l’autre, d’engagement à son égard, de tendresse, d’amour et d’ouverture au don de la vie. Nous invitons tous les responsables éducatifs en milieu scolaire, universitaire, au sein des mouvements de jeunes, tous ceux qui apportent le concours de leurs réflexions et de leurs recherches, à se mobiliser pour cette tâche essentielle et nécessaire. »

Évoquant le climat social et sociétal plus général, Mgr Pontier disait : « Ne pas faire place à l’enfant à naître, ne pas accompagner la vie jusqu’au bout, ne pas offrir un avenir professionnel à des milliers de jeunes et adultes, ne pas regarder la vie à partir des plus fragiles, tout cela est un déni de fraternité et d’humanité ».

De l’embryon naissant, au souffle ultime du dernier jour, notre vie est plus grande que nous-mêmes !

Le Porte-parole des Évêques de France, le 17 janvier 2014

- Vous pouvez également lire ce texte sur le site du diocèse de Paris.

- À lire : Décodeur d’Alliance Vita dans le projet égalité Hommes-Femmes.
http://www.alliancevita.org/2014/01...

Encyclopédie Théo :
"L’avortement est considéré comme un acte grave : le commencement d’une nouvelle vie humaine représente une promesse d’avenir qui est alors arrêtée irréversiblement. La réflexion morale et chrétienne réprouve l’avortement.

On ne peut transiger sur le principe du respect de toute vie humaine. Transiger sur ce principe c’est ouvrir le partage entre deux catégories d’êtres : ceux qui méritent et ceux qui ne méritent pas de vivre.

Pour les croyants ce refus de l’avortement a une dimension religieuse : il signifie que la vie humaine est un don de Dieu. Et cette vie doit être d’autant plus que c’est l’être le plus vulnérable.

Cependant, il peut se présenter des situations de détresse, et dans de tels cas, personne ne peut se substituer à la conscience de la femme qui à à prendre une telle décision. L’avortement reste toujours un acte grave.

Dans tous les cas, le chrétien se refuse à condamner les personnes qui pratiquent l’avortement."
« Je sens que le plus grand destructeur de la paix dans le monde d’aujourd’hui, c’est l’avortement, car c’est une guerre déclarée contre l’enfant (…) si nous acceptons cela comment pourrons nous dire aux autres de ne pas se tuer les uns les autres ? Mère Térésa.

« Je m’engage à mettre en œuvre l’Évangile de la vie en chacun de mes actes, par l’accueil inconditionnel de tout être humain, dès sa conception et jusqu’à sa mort » Profession de Foi à la Veillée pour la vie 2012.

Vie naissante :

« Chaque personne est unique aux yeux de Dieu. L’engagement résolu des chrétiens n’est pas dicté d’abord par une morale mais par l’amour de la vie que ni la maladie ni l’âge ne peut amoindrir. Il est impératif que les autorités publiques refusent l’instrumentalisation de l’embryon. De même, l’avortement ne peut en aucun cas être présenté comme une solution pour les mères en difficulté. Les Chrétiens doivent veiller à ce que la société consacre de grands efforts pour l’accueil de la vie. » Quel vote pour quelle société ? CEF 2012

"Les causes qui conduisent à des décisions aussi douloureuses que l’avortement sont certes nombreuses et complexes. Si d’un côté l’Église, fidèle au commandement de son Seigneur, ne se lasse pas répéter que la valeur sacrée de l’existence de tous les hommes plonge ses racines dans le dessein du Créateur, de l’autre côté, elle encourage la promotion de toute initiative de soutien des femmes et des familles pour créer des conditions favorables à l’accueil de la vie, et à la protection de l’institution de la famille basée sur le mariage entre un homme et une femme. Donner la permission de recourir à l’interruption volontaire de grossesse, non seulement n’a pas résolu les problèmes qui pèsent sur beaucoup de femmes et sur nombre de cellules familiales, mais a également ouvert une nouvelle blessure dans nos sociétés, malheureusement déjà affligées par de profondes souffrances. » Lien : www.vatican.va

« L’Église a comme premier devoir de se rapprocher de ces personnes avec amour et délicatesse, avec égard et attention maternelle, pour annoncer la proximité miséricordieuse de Dieu en Jésus Christ. C’est en effet lui, comme nous l’enseignent les Pères, le véritable bon samaritain, qui s’est fait notre prochain, qui verse l’huile et le vin sur nos plaies et qui nous conduit à l’auberge, l’Eglise, dans laquelle il nous fait soigner, en nous confiant à ses ministres et en payant en personne à l’avance pour notre guérison. Oui, l’Évangile de l’amour et de la vie est toujours également évangile de la Miséricorde, qui s’adresse à l’homme concret et pécheur que nous sommes, pour le relever après toutes ses chutes, pour le guérir de toutes ses plaies » Benoît XVI le 5 avril 2008

Prière de Benoit XVI à la veillée pour la vie naissante de novembre 2001 :

Seigneur Jésus,
qui rends fidèlement visite et comble de ta Présence
l’Eglise et l’histoire des hommes ;
qui dans l’admirable Sacrement
de ton Corps et de ton Sang
nous fais participer à la Vie divine
et nous fais goûter à l’avance la joie de la Vie éternelle ;
nous t’adorons et nous te bénissons.

Agenouillés devant Toi, source et amant de la vie
réellement présent et vivant parmi nous,
nous te supplions.

Réveille en nous
le respect pour toute vie humaine naissante,
rends-nous capables
d’apercevoir dans le fruit du sein maternel
l’œuvre admirable du Créateur,
dispose nos cœurs
à l’accueil généreux de chaque enfant
qui se présente à la vie.

Bénis les familles, sanctifie l’union des époux,
rends leur amour fécond.
Accompagne de la lumière de ton Esprit
le choix des assemblées législatives,
afin que les peuples et les nations
reconnaissent et respectent le caractère sacré de la vie,
de chaque vie humaine.

Guide l’œuvre des scientifiques et des médecins,
afin que le progrès
contribue au bien intégral de la personne
et que personne ne pâtisse
de suppressions et d’injustices.

Donne une charité créative
aux administrateurs et aux économistes,
afin qu’ils sachent comprendre et promouvoir
les conditions suffisantes afin que les jeunes familles
puissent sereinement s’ouvrir
à la naissance de nouveaux enfants.

Réconforte les couples d’époux qui souffrent
à cause de leur impossibilité d’avoir des enfants,
et dans ta bonté prends soin d’eux.

Éduque chacun à prendre soin
des enfants orphelins ou abandonnés,
afin qu’ils puissent ressentir la chaleur de ton Amour,
le réconfort de ton Cœur divin.

Avec Marie ta Mère, la grande croyante,
dans le sein de laquelle tu as pris
notre nature humaine,
nous attendons de Toi,
notre unique vrai Bien et Sauveur,
la force d’aimer et de servir la vie,
dans l’attente de vivre toujours en Toi,
dans la communion de la Bienheureuse Trinité.
© Librairie Éditrice du Vatican - 2010

Bibliographie :
- Encyclique de Jean Paul II, Humanae Vitae
- Homélie du cardinal Vingt Tois à la veillée pour la vie du 22 mai 2012
- Site sosbebe.org
- Site Vie naissante
- Site de la Fondation Lejeune
- Le Foyer El Paso.


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