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Accueil > S’informer / Se former > Art et culture > Les films > Sélection de films

La Confession

À partir du 8 mars, le film de Nicolas Boukhrief, La Confession, sortira dans les salles de cinéma. Ce film retrace la rencontre entre Barny (Marine Vacth), jeune femme communiste et athée, avec l’abbé Léon Morin (Romain Duris).

Sous l’Occupation allemande, dans une petite ville française, l’arrivée de ce nouveau curé suscite l’intérêt de toutes les femmes... Barny y est pourtant indifférente. Poussée par la curiosité, la jeune sceptique se rend à l’église dans le but de défier cet abbé. Habituellement si sûre d’elle, Barny va pourtant être déstabilisée par le jeune prêtre. De leurs échanges, naissent des discussions sur la vie, la mort, l’existence d’un créateur, l’être humain, les dogmes, la foi…

Mais Barny tombe-t-elle amoureuse d’un homme séduisant et intelligent ou découvre-t-elle l’Amour de Dieu ?

Ce film est l’histoire d’une conversion du regard, l’histoire de ceux qui confessent… de leur foi en l’homme et en Dieu.

Voici nos liens :
https://www.facebook.com/LaConfessi...
https://twitter.com/Film_Confession

Deux avant-premières auront lieu dimanche 5 mars 2017 :
● à 18h00 à UGC Ciné Cité de La Défense
● à 17h ou 19h à Vaucresson (à vérifier sur Allociné)

Puis, à partir du 8 mars le film sortira à :
● La Défense
● Vaucresson
● Levallois
● Issy-les-Moulineaux

TROIS QUESTIONS AU PÈRE GOULARD, SUPÉRIEUR DU SÉMINAIRE SAINT-SULPICE

1. Qu’avez-vous pensé du film et de la figure du prêtre Léon Morin ?

D’abord, je trouve que c’est un beau film, avec de belles images, et les acteurs sont bien investis dans leur rôle. Romain Duris dans le rôle de l’abbé Léon Morin, donne l’image d’un prêtre souriant, avenant, très relationnel et ouvert à tous. Il est en relation aussi bien avec des personnes fréquentant régulièrement l’église, qu’avec les personnes athées. Il est aussi le prêtre pour tous, y compris auprès des soldats allemands. Ce qui dans le contexte de l’époque, ne devait pas être facile et pouvait être mal interprété. À travers toutes les rencontres, l’abbé Morin cherche à amener toute personne vers Dieu, quel que soit le niveau de sa foi. Pour cela, il explique le contenu de la foi, il donne les raisons qui justifient le choix de croire. On ne sait que peu de choses sur sa vie personnelle, sur sa prière par exemple ou sur ses moments de détente et d’amitié. Un détail a retenu mon attention : son habitation est simple, voire un peu rustique. Il a quelques livres et peu d’éléments de décoration, et sa soutane semble plutôt usée. Le film nous montre un prêtre vivant simplement, avec le nécessaire.

2. Vous êtes responsable de la formation de jeunes séminaristes qui se destinent à devenir prêtres diocésains. Pensez-vous que ce film présente un intérêt pour eux ?

Oui, j’inviterai les séminaristes à voir ce film car il est intéressant à plusieurs titres. D’abord, il nous donne un reflet indirect de la perception du prêtre aujourd’hui. Ensuite, il souligne la nécessité de garder une distance vis-à-vis des personnes rencontrées dans le cadre du ministère. Consciemment ou inconsciemment, le prêtre ici est plutôt séducteur et très proche ! Certes, il vaut mieux donner une image positive et attrayante de la foi ! Mais, les attitudes de l’abbé Léon Morin, montrent une trop grande proximité, y compris physiquement ! À la fin du film, il le reconnaît lui-même ; et d’ailleurs, le spectateur comprend qu’il a fait le choix de demander sa mutation. Enfin, il montre que le prêtre est avant tout consacré à sa mission pour laquelle il est prêt à vivre des détachements. Il l’exprime au moment où il prépare ses bagages : « je suis fait pour ça » ! C’est-à-dire que le prêtre est fait pour aller de mission en mission sans s’attacher de manière exclusive, aux personnes. La dimension missionnaire l’emporte sur les préférences.

3. Quels enseignements tirer de cette histoire selon vous ?

D’une part, est mis en relief ce sacrement de la réconciliation (ou confession). Sacrement difficile à vivre aujourd’hui et dont beaucoup, y compris des croyants fréquentent assez peu ! Mais, le film est en fait, la mise en image du contenu de la confession de cette femme Barny, à la fin de sa vie. Ce sacrement est le seul lieu où la personne est en vérité avec elle-même et avec le Seigneur. Elle remet tout au Seigneur, par l’intermédiaire de ce prêtre, avant de s’endormir dans la mort. D’autre part, ce film questionne indirectement le célibat sacerdotal qui reste souvent une difficulté. L’abbé Morin et Barny auraient pu aller plus loin dans cette relation sentimentale. Mais, l’abbé Morin par son départ, révèle qu’il est consacré au Seigneur et qu’il est fait pour cette mission d’être tout à tous.
La confession et le célibat sacerdotal interrogent nos contemporains. Ils sont
signes de la présence et de la miséricorde de Dieu qui se plaît à agir à travers des
médiations humaines.




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