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Laurent et Denis organistes liturgiques

Interview de Laurent Blanchet, organiste à Courbevoie (St Adrien) et à Puteaux

Laurent Blanchet, vous êtes organiste bénévole à St Adrien de Courbevoie et dans les deux églises de Puteaux, et vous avez suivi en 2012 et 2013 les deux stages de formation qu’organise le Diocèse à l’intention des organistes. Qu’est-ce qui vous a incité à suivre ces stages ?

LB : Je me suis mis à l’orgue à 28 ans, alors que je n’avais jamais étudié l’instrument auparavant. Je n’avais en tout et pour tout que deux ans de piano en cours particuliers, et deux ans de conservatoire pour la guitare d’accompagnement. Je suis donc largement autodidacte, et, après plusieurs années où je me suis formé « sur le tas », je ressentais la nécessité de suivre une véritable formation. Le Père Xavier Pallatin, curé de St Adrien, m’y a d’ailleurs vivement encouragé.

Vous avez suivi au premier semestre 2015 les formations assurées d’une part par Jean-Luc Guyard pour l’accompagnement, d’autre part par Baptiste-Florian Marle-Ouvrard pour l’improvisation. Qu’en avez-vous retiré ?

LB : Les sessions avec Jean-Luc Guyard ont été formidablement bénéfiques. Jean-Luc est vraiment un pédagogue hors pair. J’ai d’ailleurs suivi la formation deux ans de suite, et je prends toujours des cours avec lui. Pour les formations avec Baptiste-Florian, je serais moins enthousiaste, car je n’avais vraiment pas le niveau pour pleinement bénéficier de son enseignement. Il faut déjà avoir un bon bagage en harmonie et une bonne maîtrise du clavier et du pédalier. Mais peut-être reprendrais-je dans quelques années lorsque j’aurai acquis un peu plus de métier.

Quelles ont été les relations avec les autres stagiaires ?

LB : Excellentes ! Malgré des niveaux très différents, nous avons tous beaucoup apprécié l’atmosphère chaleureuse qu’ont su créer les deux formateurs. Je suis d’ailleurs toujours en relations avec les organistes qui ont suivi le stage de Baptiste-Florian, et nous échangeons régulièrement.

En dehors de l’harmonie et de la technique de l’improvisation, quels ont été les autres apports de ces stages ?

LB : Ils m’ont permis de mieux comprendre l’importance de l’orgue dans la liturgie, en particulier la place des psaumes et comment les accompagner, comment introduire un chant, ou le continuer. Ils m’ont fait également approfondir la technique de la registration.

Comment vous coordonnez-vous avec les autres acteurs de la liturgie, et notamment les chantres-animateurs ?

LB : je reste dans mon rôle d’accompagnateur : ce sont les animateurs qui choisissent les chants, sous le contrôle du Curé. Je participe à toutes les réunions des animateurs qui ont lieu toutes les six semaines environ.

Quelles seraient vos suggestions pour améliorer ces stages ?

LB : Il faudrait que les niveaux des stagiaires soient mieux évalués avant le stage, de façon à ne pas avoir trop de différences entre les différents stagiaires. Même si Jean-Luc Guyard réussit à faire en sorte que tout le monde puisse profiter du stage, ce serait plus productif si les niveaux étaient plus homogènes. Et il faudrait préciser que le stage de Baptiste-Florian s’adresse à des organistes confirmés qui ont déjà une expérience de l‘improvisation et veulent l’améliorer. Mais je recommande très vivement à tous les organistes, quel que soit leur niveau, de suivre ces stages. C’est une occasion unique de progresser.

Compte-rendu de l’entretien avec Denis Richon, organiste à Poissy et Carrières

Denis Richon, vous êtes organiste bénévole dans divers lieux de culte de Poissy, et notamment la Collégiale et à Carrières sur Seine. Dites-nous ce qui vous a amené à suivre les stages organisés par le Diocèse des Hauts de Seine.

DR : J’ai reçu un peu par hasard – je ne fais pas partie du Diocèse de Nanterre – un courriel m’annonçant ces stages. J’ai 63 ans et je joue de l’orgue en amateur depuis l’âge de 13 ans et l’orgue a toujours tenu une grande place dans ma vie. J’ai joué à la Cathédrale de Luçon et en divers autres lieux. Je ne suis donc pas un débutant. Mais j’ai estimé que je pouvais encore progresser, notamment dans le domaine de l’improvisation, et j’ai donc décidé de suivre les deux stages proposés. Je connaissais bien Jean-Luc Guyard, avec lequel j’avais travaillé à Notre-Dame des Airs à St Cloud. Et je connaissais Baptiste-Florian Marle-Ouvrard de réputation. J’avais donc très envie de suivre les deux stages. Cela représente dix samedis sur un semestre, mais je ne le regrette absolument pas.

Et quel profit avez-vous retiré de ces deux stages ?

DR : Je voulais progresser dans l’accompagnement, et, avec Jean-Luc Guyard, on apprend toujours plein de choses : on voit ce qu’on fait bien et ce qu’on ne fait pas bien ; on se « recadre ». Jean-Luc vous initie à sa méthode d’accompagnement, très efficace pour les introductions de chants, l’accompagnement des psaumes, les postludes, les improvisations après les lectures ou l’homélie etc. C’est passionnant ! Chacun apporte ses idées d’harmonisation, et Jean-Luc commente. Personne ne se sent largué malgré les différences de niveau. Tout le monde progresse. J’ai parfois senti que je « plafonnais » un peu, mais je me suis cependant réinscrit pour cette année !

Et avec Baptiste-Florian ?

DR : Avec Baptiste-Florian, c’est un peu différent : les participants sont plus âgés et plus expérimentés qu’avec Jean-Luc. C’est une forte remise en question, car on accède là à un niveau très professionnel, et il faut déjà un bon niveau pour en tirer pleinement profit. Mais je n’étais pas le seul à être un peu dépassé, et Baptiste-Florian s’est mis à notre niveau. C’est d’ailleurs un point essentiel de ces formations : les deux formateurs savent se mettre à la portée des stagiaires.

Quelle est l’ambiance de ces stages ?

DR : Excellente ! Il y a une vraie camaraderie qui s’installe entre les stagiaires, et j’ai gardé des relations avec beaucoup de mes camarades de stage. Évidemment, cela demande un réel engagement. Si on ne travaille pas entre les sessions, cela ne sert pas à grand-chose.

Comment fonctionnez-vous avec les chantres-animateurs des paroisses où vous jouez ?

DR : J’ai de très bonnes relations avec les équipes liturgiques qui préparent les messes. Je reçois le programme au moins 48 heures avant, et je vois les animateurs au moins un quart d’heure avant la messe pour mettre au point les détails. Je suis invité à leurs réunions, mais je ne participe qu’à celle de fin d’année, pour faire le bilan.

Que suggéreriez-vous pour améliorer ces stages ?

DR : Il serait souhaitable que les groupes soient plus homogènes. Par exemple, pour la formation dispensée par Jean-Luc Guyard, il faudrait un niveau débutant et un niveau avancé. De même pour Baptiste-Florian, il faudrait préciser que cette formation requiert déjà un bon niveau, à la fois en harmonie et en maîtrise de la technique de l’instrument. Mais ces stages constituent déjà une expérience extrêmement positive, et je ne peux que les recommander à tous les non-professionnels – et peut-être même à quelques professionnels qui veulent se remettre en question !




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