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Les couples en souffrance

À l’image d’une terre insuffisamment arrosée, le couple peut s’appauvrir et partir progressivement à la dérive avant d’arriver à la rupture.
Il est essentiel de mettre des mots dès que possible sur ces situations conflictuelles qui génèrent mal-être, incompréhension et souffrances au sein du couple et de la cellule familiale. C’est par l’écoute que chacun peut retrouver son identité et sa sérénité.

Le divorce réalise la fin juridique du mariage civil d’un couple. La vocation de la pastorale familiale est de soutenir l’espérance chrétienne donnée par l’Évangile dans la vie familiale de chacun, notamment dans la dimension du couple.

Par rapport à cette dimension de couple, la fin juridique du mariage civil est la manifestation d’un échec, ce n’est pas la seule : il y a de multiples formes de séparations et de ruptures, qui sont aussi vécues comme des souffrances et des questionnements. La Pastorale Familiale est concernée par l’ensemble de ces souffrances et de ces questionnements, aux divers stades et dans les diverses situations où ils apparaissent.

1. Souffrances et problèmes de couples :

Chômage, surendettement, enfant handicapé, parents dépendants, alcool, drogue, etc... peuvent mettre un couple en danger. Aider ce couple à ne pas rester seul. L’aider à rentrer en relation avant que les dommages ne soient irréparables.

Perte de confiance, de communication, difficultés affectives et sexuelles ?
Un Conseiller conjugal* peut orienter les personnes en fonction de leurs difficultés vers les interlocuteurs spécialisés ou vers les associations.
(* Conseil Conjugal : vient du mot Counseling " Tenir Conseil " pour aider la personne à trouver sa solution, pour retrouver confiance en soi, mieux comprendre son fonctionnement, faire des projets, parler des enfants.)
Une thérapie de couple peut aider le couple à repérer son fonctionnement et à mieux comprendre ses difficultés.

- Chrétien :
CLER dans le 92 - site du CLER
cler chez cler.net - 01 48 74 87 60

- Cabinet Raphaël :
Cabinet chrétien de conseil conjugal et familial, thérapie de couple.
7 rue Guillaume Bertrand - 75011 Paris

- Cabinet " Mots croisés "
Cabinet créé par trois femmes membres de la communauté de l’Emmanuel :
Conseil conjugal - 65 rue du Cherche Midi - 75006 Paris
Tél : 01 45 44 90 64
Site internet

- Non-confessionnel :
A.F.C.C. (Association Française de Conseil Conjugal)
A.P.C.E 92 (Association Pour le Couple et l’Enfant)
Tél : 01 49 07 06 49

2. Séparation :

Dieu nous invite à l’alliance et non à la séparation. Mais il veut que personne ne soit humilié, méprisé, ruiné, détruit. Un Chrétien confronté à la séparation dans son couple, est aussi confronté aux possibilités d’humiliation, de violence, de mépris et de cupidité. Contrairement à son impression spontanée, et à ce qu’il entend dire, le Chrétien confronté à la séparation dans son couple reste appelé à la justice et à la paix, et il dispose de ressources pour l’y aider.

Cadre judiciaire de la séparation :
Lors du choix d’un avocat, d’une procédure, il y a un grand nombre de propositions plus ou moins violentes et plus ou moins dures. Elles ne sont pas équivalentes vis-à-vis du respect de l’autre et de l’avenir des enfants. Une conscience Chrétienne est appelée à réfléchir et discerner où est sa vocation. Mais, concrètement, aucun acteur du système judiciaire ne peut dans le présent cadre être identifié comme "professionnel Chrétien". Il ne nous appartient donc pas de conseiller ou de recommander telle personne ou organisme du système judiciaire. Choisissez quelqu’un de compétent en Droit des familles, et qui respecte vos choix, spécialement vos choix de Chrétien.

Cadre extrajudiciaire de la séparation :
Lors d’une séparation, les actes de procédure - le divorce - matérialisent la dissociation d’un couple, mais la réalité vécue de cette dissociation affecte toutes les dimensions d’une vie : dimensions économique, psychique, affective, spirituelle entre autres. Il est difficile de se sentir Chrétien membre d’une communauté si l’on ne se donne le choix qu’entre la culpabilité de l’un ou de l’autre, la solitude devant la loi de l’Église ou son rejet radical. Mais l’expérience montre qu’il est rare de desserrer seul le nœud de colère, de griefs et de revendications que génère la dissociation de son couple. C’est avec une ressource extérieure que souvent apparaît le premier espoir d’échapper à cet enfermement.

Ressources de la Société civile :
* Conseil Conjugal et familial (Chrétien et non-Chrétien : voir ci-dessus)
* La Médiation Familiale se présente comme un cadre où les couples qui se séparent peuvent rester capables d’un dialogue soucieux du futur et des enfants. Ce n’est pas le seul cadre pour ce dialogue, mais la Médiation a un statut officiel, notamment par rapport au monde Judiciaire. (Même remarque : il n’y a pas de Médiation labellisée " Chrétienne ").

- APMF
- FENAMEF
- Association Nationale des Médiateurs
- Dans le 92 : Climas Médiation

Ressources de l’Église :
Contrairement à son impression spontanée, et à ce qu’il entend dire, le Chrétien confronté à la séparation dans son couple est appelé à faire Église, avec ceux qui peuvent entendre et partager ce qu’il vit, dans le respect, l’écoute et aussi la prière.
Demander de l’aide pour discerner ce qui reste possible, ce qui est juste, desserrer les blocages, n’est pas impensable. Les prêtres ne sont pas des juges, mais des pasteurs : les connaissez-vous ? Pourquoi ne pas en rencontrer ?

3. Violences conjugales :

Comme les autres violences familiales, elle concernent un ensemble de situations qui vont de l’acte isolé à la maltraitance chronique. Aujourd’hui toute violence constitue un délit, que le lien conjugal ne "privatise" pas. Par conséquent, l’impunité et la passivité ne sont plus admises et la dimension pénale des violences conjugales s’impose à leurs témoins comme à leurs responsables. L’aspect pathologique est à traiter bien sûr, mais ne dispense pas de nommer et de réprimer l’acte violent.

Commissariats de police et bureaux d’aide aux victimes
- Association d’Aide aux Victimes d’infractions Pénales 92 : 01 47 21 66 66
- Femmes victimes de violences (FVV 92) 01 47 91 48 44
- CIDFF ( 14 lieux de permanences-4 associations)
- Institut de victimologie
- SOS Femmes

4. Après une séparation :

La vie après la séparation, la vie avec quelqu’un de séparé, divorcé, est vécue comme une épreuve de convalescence et de reconstruction qui est toujours singulière et personnelle. Épreuve accumulant les problèmes concrets : logement, ressources, enfants, loisirs, relations, et les ressentis douloureux : injustice, colère, solitude, culpabilité, incompréhension et exclusion. Différents mouvements peuvent vous aider à vous reconstruire.

Accompagnement Chrétien dans la reconstruction personnelle :
- CLER : CLER (déjà cité)
- Équipes Notre-Dame : parcours "Reliance".
- Amour et Vérité : session d’été pour les séparés, divorcés, divorcés remariés.
- Renaissance accueille les femmes blessées par le divorce ou la séparation.
- Cana Espérance pour les personnes séparées divorcées vivant seules : site de CANA
- Cana Samarie pour les personnes engagées dans une nouvelle union
- Association Miséricorde et Vérité

Vie spirituelle :
La Communion Notre-Dame de l’Alliance et la Fraternité Notre-Dame de la Réconciliation accompagnent et soutiennent ceux et celles qui traversent l’épreuve de la rupture dans la fidélité au lien conjugal.

La conscience chrétienne à l’épreuve d’un nouveau couple :
Temps de prière à l’occasion d’un remariage : ils sont à préparer par le couple et l’animateur, dans le respect des orientations des évêques de France.

Informations juridiques :
Législation Française actuelle en matière de divorce, Loi 2005 - site internet

Bibliographie sur la Médiation Familiale :
- Yves Le Corre : Divorcer sans se détruire
- Claire Denis : la médiatrice et le conflit dans la famille Paris éditions Eres, 2001
- Textes La pastorale des divorcés remariés (Documents d’Église BAYARD ÉDITIONS /CERF Paris 1999)

Bibliographie :
- « Ils se marièrent… et après ? Construire, soigner, entretenir son couple ». Éditions MAME EDIFA.
Auteurs : Elisabeth Content, Valérie Mathieu, Bénédicte Lucereau.
- « Réussir notre couple : Quand l’amour se joue de la différence » de Denis Sonet. Editions MAME EDIFA.
- « Conseils aux couples qui s’aiment...ou qui peinent » de Denis Sonet. Collection Entre Nous. EDIFA.

5. Demande de reconnaissance de nullité de mariage :

Votre mariage est définitivement rompu et votre divorce est prononcé mais vous avez des doutes sur la validité religieuse de votre union.

L’Église peut en effet constater qu’un mariage n’a jamais été validement conclu s’il manquait un élément essentiel au moment du mariage :

  • si l’engagement n’était pas libre pour cause de pression,
  • s’il y avait un manque grave de lucidité sur l’engagement de mariage
  • si, lors de cet engagement, il y avait l’existence d’un trouble psychique grave rendant incapable de vivre la vie conjugale
  • s’il y avait, lors du mariage, un refus - caché - de la fécondité
  • si l’on a caché volontairement un aspect important de sa personnalité (tromperie sur la personne),
  • en cas d’impuissance.

Vous souhaiteriez pouvoir avoir un avis éclairé sur la question ?

Si vous habitez dans le diocèse de Nanterre, vous pouvez vous rendre à l’officialité de Paris (70 rue Falguière 75015 Paris - Tél 01 43 22 87 87 - paris chez officialite-idf.net).

Les officiaux vous y accueillent sur rendez-vous tous les après-midi de 14h30 à 16h30 du lundi au samedi.
Après avoir entendu votre histoire, ils vous conseilleront sur la possibilité d’une procédure.
S’ils estiment qu’une telle procédure est possible, ils vous indiqueront une liste d’avocats ecclésiastiques.

Avec les conseils de celui-ci, il vous faudra rédiger un mémoire pour expliquer les motifs de la demande de nullité.
L’instruction consiste dans la déposition des époux et l’audition des témoins.
La décision, prise par un collège de trois juges, s’exprime par la rédaction d’une sentence.

La procédure prend de 18 mois à 2 ans (à titre indicatif).
Les frais s’élèvent à environ 1800 euros.
Une aide judiciaire ou un aménagement dans le règlement est possible en cas de besoin.

Dans le monde, il y a environ 70.000 causes de nullité qui sont introduites chaque année et approximativement la moitié d’entre elles aboutissent.
D’autres couples sont déjà passés par cette épreuve et savent combien ce parcours peut-être long et parfois douloureux.

Parmi eux Valérie et Nicolas QUENTIN se tiennent à votre disposition pour vous écouter et répondre à vos questions : valerie.vecciani chez gmail.com


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85 rue de Suresnes - 92022 Nanterre cedex - Tél: 01 41 38 12 30



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