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Ordinations sacerdotales 2017

Mgr Aupetit a ordonné Côme de Jenlis, Philippe Saudraix, Victor Vincelot et Vincent Balsan, prêtres, samedi 24 juin 2017 à 10h, à la cathédrale Sainte-Geneviève de Nanterre.

Portrait de Philippe-Emmanuel Saudraix
Après avoir grandi à Fontenay-aux-Roses puis près de Grenoble, je suis revenu en région parisienne pour des études de lettres et surtout d’histoire. C’est alors que je suis devenu chrétien : une expérience spirituelle décisive, la décision de remettre ma vie au Christ, trois ans de catéchuménat, et j’ai été baptisé à la Vigile Pascale 2006 à Paris. Deux mois plus tard, j’ai pris conscience que Dieu aime tellement les hommes qu’Il ne les abandonne jamais. Dans la prière, il m’est venu qu’il fallait que je transmette ce que j’avais reçu en servant l’Église. Je finissais alors mes études d’histoire tout en enseignant. Habitant à Montrouge, j’ai discerné avec le service diocésain des vocations et je suis entré à la maison Madeleine Delbrêl en septembre 2010. Après deux ans au séminaire Saint-Sulpice, Mgr Daucourt m’a envoyé poursuivre ma formation au Séminaire pontifical français à Rome. Ces cinq années de séminaire ont vu la croissance de mon désir de servir l’Église dans le diocèse de Nanterre, aussi l’appel de Mgr Aupetit m’est-il une grande joie !


Phrase d’ordination : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous » (Mc 9,35)

À l’époque de ma conversion, j’ai été bouleversé par la figure du Bx Charles de Foucauld, à la fois par sa prière (« Père, fais de moi ce que tu voudras ») et par sa quête de l’humilité. Normalien, agrégé, bientôt docteur, je rêvais de fonder une famille et d’enseigner l’histoire, tout en ayant un engagement chrétien. Pourtant, deux mois après mon baptême, je prenais acte du fait que j’étais peut-être appelé à devenir prêtre. Or, j’étais presque installé dans la vie, j’avais un métier qui me plaisait beaucoup : le plus difficile a été de faire confiance à Dieu et à l’Église, en acceptant de renoncer à ce que j’avais déjà pour faire la volonté de Dieu, sans maîtriser ce que sera ma vie. De fait, j’ai vécu la propédeutique comme une libération : c’était un cadeau que de me permettre de fonder ma vie sur le Christ !
Après cinq années de séminaire, la voie de l’humilité me paraît plus que jamais la meilleure car de manière privilégiée, elle m’assure que ce n’est pas ma volonté propre que j’accomplis, mais que ce que je veux, c’est Dieu qui le veut. Aujourd’hui, en me préparant à devenir diacre, je souhaite la vivre dans le service et dans l’obéissance, service de Dieu, service de l’Église, service de tous les hommes ; obéissance à Dieu, obéissance à l’Église.
Ceci dit, j’avoue ne pas avoir la moindre idée de la forme concrète que cela prendra, mais j’espère que cet abandon, mis au service de la puissance de Dieu, portera du fruit !


Portrait de Victor Vincelot
Victor Vincelot vient de Colombes. En 2009, il entre en année de fondation spirituelle à la Maison Madeleine Delbrêl, puis au séminaire Saint-Sulpice d’Issy-les-Moulineaux l’année suivante. Il a été envoyé en insertion dans les paroisses d’Asnières, Bourg-la-Reine et Garches. Au milieu de sa formation, il a l’occasion de passer un an au Maroc en tant que coopérant.

Phrase d’ordination : « C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. » Jean 13,15

Cela fait dix ans qu’est né en moi le désir de me consacrer à Dieu en devenant prêtre. Je me souviens très bien de ce jour où, à la fin d’un camp de jeunes, j’ai pris le train habité d’une grande joie qui venait de cette conviction nouvelle : je dois être prêtre. Bien que le chemin jusqu’à l’ordination prochaine semble avoir été tracé d’une grande ligne droite, ce n’est pas du tout ainsi que je l’ai vécu. Au contraire, j’ai vécu ce long temps de formation dans la liberté et le discernement, non pas sans doutes ni remises en question.
En relisant ces années, il est étonnant de voir l’importance du rôle qu’ont joué certaines personnes. Mes parents et mes cinq frères et sœurs, pour ma vie de foi ; et de nombreux prêtres qui m’ont interpellé ou accompagné dans mon discernement.
Ayant vécu mes années de lycée dans un établissement très porteur, je suis allé frapper à la porte du service des vocations au cours de la terminale, pour rentrer à la Maison Madeleine Delbrêl l’année suivante. Durant cette année très riche m’ont été donnés les moyens d’un vrai discernement. À cette première étape en a succédé une autre : l’entrée au séminaire.
Après cinq ans à Issy-les-Moulineaux, notre évêque, Mgr Michel Aupetit, m’a appelé à être ordonné diacre en vue sacerdoce. C’est la dernière étape avant d’être ordonné prêtre. Mais celle-ci revêt une importance toute particulière, parce qu’il s’agit pour nous de l’engagement définitif au célibat, à la prière de la Liturgie des Heures, et à l’obéissance à notre évêque. C’est aussi une sorte de confirmation par l’Église de la vocation que l’on a discernée et de la formation que l’on a suivie. C’est donc une immense joie ! Joie de se donner de manière totale et définitive, joie de se mettre au service en étant soi-même configuré au Christ serviteur par le sacrement de l’Ordre. C’est pourquoi j’ai choisi cette phrase de Jésus après le lavement des pieds : « C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. » Deux versets après, Jésus ajoute : « Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites ». Certes, cette étape donne parfois un peu le vertige. Mais c’est d’abord la source d’une joie profonde !


Portrait de Côme de Jenlis
Côme de Jenlis a vécu quelques années à Boulogne-Billancourt, Clamart et Dijon, mais c’est surtout à Meudon qu’il a la plus grandes parties de ses racines. Après un baccalauréat général à l’Institut Notre-Dame de Meudon, il entre en année propédeutique à la Maison Madeleine Delbrêl. Il suit ensuite le premier cycle de Philosophie au séminaire Saint-Sulpice d’Issy-les-Moulineaux. Après cela, il part un an en coopération à Hong-Kong grâce aux Missions Étrangères de Paris. À son retour, il reprend ses études en second cycle de Théologie au séminaire. Il a été en insertion dans les paroisses d’Asnières, de Courbevoie et de Bourg-la-Reine.

Phrase d’ordination : "Le Seigneur Dieu les illuminera" (Apocalypse 22, 5)

"Qui regarde vers Lui resplendira" (Ps 33, 6), tel était le verset que je voulais choisir au début. Mais ce n’est pas d’abord moi qui ai regardé, c’est Dieu qui m’a éclairé. J’avais douze ans lorsque je me suis posé pour la première fois la question de la vocation sacerdotale. Et je n’étais pas hostile à une telle vocation. L’adolescence fut donc une longue période pour mûrir comme homme et comme chrétien. C’est à dix-huit ans, malgré les conseils jusqu’alors reçus, que je donnai une première vraie réponse à Dieu : j’ai fait la demande pour rentrer au séminaire sans faire d’autres études auparavant.
En entrant en année propédeutique j’étais sûr de vouloir être prêtre…Ce fut moins le cas pendant cette même année. Car il ne s’agit pas d’abord de ma volonté. En effet, ce qui crée vraiment en moi le désir de me donner à Dieu, c’est l’expérience qu’il m’aime. Telle est la vraie certitude. Et je ne vois pas d’autre réponse que me donner totalement pour le faire connaître à d’autres.
Le temps du diaconat est un temps important car il est déjà un don sans retour. Il est aussi un don sans réserve car on ne donne pas une partie de soi, mais toute sa vie pour le service de Dieu et des hommes. Par la grâce du Saint-Esprit et par mandat de l’Église, je n’aurai plus d’autre préoccupation que la sainteté de tous.

Pourquoi moi ? Pourquoi dans cette voie ? Je ne sais pas, mais j’espère ainsi pouvoir contribuer à ce que Dieu éclaire chacun du manteau de sa lumineuse miséricorde.


Portrait de Vincent Balsan
Vincent est le cinquième d’une famille de six enfants : deux filles et quatre garçons. Né en Provence, il a vécu la majeure partie de sa vie dans le diocèse de Nanterre. Il a fait des études de droit et de commerce. Vincent a été longtemps scout chez les Scouts Unitaires de France, ce qui a très fortement contribué à la croissance d’une foi personnelle. Il y a découvert le sens du service, de la gratuité, de l’amitié et de la beauté de la prière.

Vincent a connu les MEP, alors qu’entre deux jobs, il se dit dit que c’est le moment où jamais de réaliser un rêve d’étudiant : partir à l’autre bout du monde. Et cette aventure ne pouvait se vivre qu’au service de l’homme et dans l’Église. Il partit pour une mission d’un an en Asie.

Phrase d’ordination : "Je suis au milieu de vous comme celui qui sert" (Lc 22,27).

Je ne saisis pas encore complètement ce qu’est être diacre. En tout cas, cela marque une nouvelle étape. Au séminaire, le parcours de formation est bien balisé. D’une année à l’autre, je savais ce qui m’attendait, quels cours j’aurai. J’ignore actuellement tout de la mission que j’aurai dans trois ans, ni dans quels pays elle s’exercera. Une spécificité MEP est justement de recevoir notre pays de mission au diaconat. Mes frères séminaristes du diocèse de Nanterre peuvent se projeter dans l’avenir : ordonnés, ils seront vicaire dans l’une ou l’autre paroisse du diocèse et très certainement aumônier de jeunes. C’est impossible dans mon cas. L’Asie est immense et selon le pays, les réalités sociales et pastorales sont complètement différentes !

Certains diocèses manquent de prêtres. Mais l’Église ne suit pas une logique purement humaine et administrative. Elle est d’abord guidée par l’Esprit Saint et les chrétiens sont appelés à discerner ce que l’Esprit Saint veut qu’ils fassent pour son Église. Si quelqu’un se sent appelé par Dieu à quitter son pays pour annoncer le Christ à l’autre bout du monde et que cet appel est reconnu comme sérieux, pourquoi l’en empêcher ? Avons-nous suffisamment confiance que Dieu pourvoira à nos besoins ? J’aime mon diocèse de Nanterre, j’y suis heureux. Mais je sens que l’Esprit Saint me pousse à le quitter. Cela fait cinq ans que je suis au séminaire, cinq ans de discernement, non pas tout seul, mais avec l’Église. Être ordonné diacre pour les Missions Étrangères est une décision qui a été mûrie, discutée, priée.

Le passage de l’évangile qui me touche particulièrement est celui où saint Thomas dit au Christ ressuscité : « Mon Seigneur et mon Dieu ». La foi est toujours ecclésiale et personnelle. C’est la foi de l’Église et la mienne. Thomas ne croyait pas les autres disciples, quand ils lui annoncent que Jésus est ressuscité. Là il croit. Il entre dans une relation intime avec le Christ. Son « mon Seigneur et mon Dieu » m’invite à agir de même.

Si je rencontrais un jeune qui se pose la question de la vocation missionnaire, je lui dirais : Sois libre, n’aie pas peur, prie et fais confiance.

Priez pour que je sois un serviteur fidèle de Dieu et de son Église.


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