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Paroisses de Suresnes

Remontées des groupes de Suresnes à partir des questions pour le synode des familles 2015

10. Que faire pour montrer la grandeur et la beauté du don de l’indissolubilité, de façon à susciter le désir de la vivre et de la construire toujours davantage ?
- Il faudrait montrer que l’indissolubilité est, sauf cas particulier, de violence ou de perversité par exemple, le meilleur moyen d’être heureux dans sa vie, bien avant d’être une impératif morale ou religieux. En mettant bien en évidence l’importance du passage de la passion à l’amour véritable au fur et à mesure du temps. En faisant expliquer par des psychologues la nécessité, pour l’équilibre et le développement des enfants, de vivre dans un foyer uni, pas seulement en apparence, mais en profondeur.

11. Comment manifester que la grâce du sacrement soutient les époux tout au long du chemin de leur vie ?
- Nous avons souligné l’importance de la préparation au mariage, surtout en constatant que l’individualisme prédomine sur la communauté, que le respect de l’autre peut être absent et que la sexualité est quelques fois conçue comme un bien de consommation.
- Pourrait-on imaginer que des couples mariés témoignent au cours d’une messe ?
- Il paraît difficile de profiter des grâces du sacrement du mariage si on ne vit pas quotidiennement une vie chrétienne. Promouvoir des possibilités de rencontres à l’Église après le mariage : repas de la Saint-Valentin, Alpha-Couples, équipes Tandem... Profiter aussi du catéchisme des enfants pour proposer à leurs parents une catéchèse pour adultes ; par ex le dimanche, en parallèle du catéchisme des enfants, avec un repas commun après la messe.

20. Comment aider à comprendre que personne n’est exclu de la miséricorde de Dieu et comment
exprimer cette vérité dans l’action pastorale de l’Église envers les familles, en particulier celles qui sont blessées et fragiles ?
• Peut-on envisager des équipes, au niveau du diocèse, qui piloteraient des rencontres de pastorale familiale ? Autour de la Maison des Familles à Boulogne-Billancourt par ex.
• Aidons les parents dans l’éducation de leurs enfants, par des conférences-débats...
• Il faudrait parler de cette aide dès la préparation au mariage ; et régulièrement dans les paroisses.

26. La collaboration, au service de la famille, avec les institutions sociales et politiques est-elle considérée dans toute son importance ? Comment est-elle concrètement mise en oeuvre ? De quels critères s’inspire-t-on pour cela ? Quel rôle peuvent jouer en ce sens les associations familiales ?
Comment cette collaboration peut-elle être également soutenue par une franche dénonciation des processus culturels, économiques et politiques qui minent la réalité familiale ?

• Nous sommes convaincus qu’il faut redonner un certain prestige aux célébrations de mariage à la Mairie. Beaucoup de couples, sans réelles convictions religieuses, se tournent vers l’Eglise parce que la célébration est plus belle. Inviter les chrétiens à participer et peut-être à s’engager pour que les mariages à la mairie soient plus festifs et plus représentatifs de l’attente des couples.

28. Comment les itinéraires de préparation au mariage sont-ils proposés de façon à mettre en évidence la vocation et la mission de la famille selon la foi au Christ ?
- Les itinéraires de préparation au mariage pourraient être utilement complétés par une proposition d’étude (d’examen) psychologique des caractères des fiancés, qui permettent aux futurs époux de mieux comprendre leurs les qualités et leurs défauts, les pôles d’intérêt de chacun, et leurs attentes mutuelles, de façon à bien anticiper les difficultés à venir.

30. Tant dans la préparation que dans l’accompagnement des premières années de vie conjugale, l’importante contribution du témoignage et du soutien que peuvent apporter les familles, les associations et les mouvements familiaux est-elle assez mise en relief ? Quelles expériences positives peut-on mentionner en ce domaine ?

- Ce sont les liens naturels d’amitiés qui permettent l’entraide. Il faudrait donc développer l’accueil des nouveaux et les relations entre paroissiens, de manière à permettre ces relations naturelles d’amitiés entre couples. Nous voulons des couples chrétiens qui s’aiment, mais pour cela ne faudrait-il pas davantage de liens d’amitié entre les paroissiens ?

- Les propositions comme Alpha-couple ou les Équipes Notre-Dame sont relativement connues. Le CLER et les Chantiers-Education moins...

38. La pastorale sacramentelle à l’égard des divorcés remariés a besoin d’un approfondissement ultérieur, en évaluant la pratique orthodoxe et en tenant compte de « la distinction entre situation objective de péché et circonstances atténuantes » (n° 52). Quelles sont les perspectives au sein desquelles se situer ? Quelles avancées sont possibles ?
- L’Église doit accueillir les couples divorcés remariés et dans la rencontre, y reconnaître la présence du Christ. On peut proposer un discernement, une réflexion à la lumière de l’accueil du Christ et de l’Évangile. Dans la mesure où une réflexion profonde sur le 1° mariage et les conséquences de la rupture aurait lieu, il serait possible d’admettre aux sacrements... D’une manière générale, nous avons souligné l’importance de redonner de l’humanité avec vigilance et discernement. Comme le Christ a toujours accueilli les malades sans les condamner, nous demandons à l’Église ce même esprit d’accueil pour tous ceux qui sont à la marge, les pas dans « les clous », pour leur permettre de rester dans l’Église et de progresser dans la connaissance du Christ.
- La position actuelle favorise l’hypocrisie : certains divorcés vivent en concubinage mais ne se remarient pas pour rester en règle avec l’Église et pouvoir communier...
- Comment ne pas tenir compte de la différence morale entre le conjoint abandonné et celui qui abandonne ?
- Jésus n’arrête pas d’aller à la rencontre de pécheurs. Lors de l’institution de la communion, à la dernière cène, Jésus offre l’eucharistie à Judas dont il est dit qu’il avait déjà décidé de le livrer.
- Mais interdire aux divorcés remariés l’accès aux sacrements c’est aussi dire à une personne abandonnée par son conjoint (souvent une femme seule avec des enfants), qu’elle n’a pas le droit de retrouver un conjoint pour l’aider dans la tâche difficile d’élever ses enfants.
- Par ailleurs, au risque de paraître sans nuance, je ferais un parallèle entre les sacrements du mariage et de l’ordination. Dans le cas du mariage la préparation dure quelques mois, l’Église ne se donne pratiquement pas la possibilité de refuser de marier un couple qui ne paraitrait pas profondément chrétien, et ensuite elle refuse la communion à ceux qui n’arrivent pas à tenir leurs engagements. Dans le cas de l’ordination la préparation dure de longues années, l’Église se donne la possibilité de refuser ceux qui ne semblent pas avoir une véritable vocation, et si malheureusement plus tard la personne, homme ou femme, n’arrive plus à tenir ses engagements, elle est réduite à l’état laïc, mais peut toujours accéder à la communion. Bien sûr le célibat sacerdotal est une discipline imposée par l‘Église et n’est pas lié au sacrement de l’ordination, alors que l’indissolubilité du mariage est une condition fondamentale de ce sacrement. Mais il me semble quand même qu’il y a là une grande différence de précautions avant et de traitement après des échecs qui peuvent advenir dans toute vocation.
- Nous avons connaissance du cas d’une chrétienne divorcée, qui avait rencontré un homme sans religion, qui était devenu son compagnon. En la voyant vivre et agir dans la paroisse, celui-ci a un jour demandé le baptême. Mais ce n’était pas possible, vue la situation matrimoniale...

40. Comment la communauté chrétienne accorde-t-elle son attention pastorale aux familles dont certaines personnes en leur sein ont une tendance homosexuelle ? En évitant toute discrimination injuste, de quelle façon est-il possible de s’occuper des personnes dans ces situations à la lumière de l’Évangile ?
- Les homosexuels sont mieux acceptés maintenant. Mais sont-ils, pour autant, intégrés dans l’Église ? En tant que personne, certainement, mais pas en tant que couple qui s’affiche.

41. Quelles sont les initiatives les plus significatives qui ont été prises pour annoncer et promouvoir efficacement l’ouverture à la vie, ainsi que la beauté et la dignité humaines de devenir mère ou père, à la lumière par exemple de l’Encyclique Humanae Vitae du Bienheureux Paul VI ? Comment promouvoir le dialogue avec les sciences et les technologies biomédicales de façon à ce que soit respectée l’écologie humaine de l’engendrement ?
- Il est bien évident que l’ouverture à la vie est essentielle. Mais dans une matière aussi importante il est particulièrement nécessaire d’agir avec prudence et de ne pas se charger d’un fardeau trop lourd à porter. Or les recommandations de cette encyclique, en ce qui concerne les méthodes de contraception, peuvent faire prendre des risques graves à des couples qui les appliqueraient aveuglément, parce qu’ils ne seraient pas conscients de leurs limites.
- La vie actuelle ne facilite pas l’usage des méthodes naturelles : quand le conjoint est souvent en déplacement professionnel, il est délicat pour l’équilibre du couple qu’il tienne compte en plus des rythmes féminins.
- Cependant, les méthodes de régulation naturelle sont expliquées aux fiancés lors de la préparation au mariage et on constate de l’intérêt, en particulier chez les jeunes femmes, pour cette écologie humaine et le nécessaire dialogue conjugal qui en résulte.




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