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Réflexions du groupe : Agnès, Catherine, Nicole

Les conditions de vie des familles
(réflexions du groupe : Agnès, Catherine, Nicole)

1. Comment mettons-nous déjà en œuvre l’appel à l’accueil et à l’accompagnement ?
Constat : se poser la question de la précarité est un devoir de chrétien ; il faut savoir regarder et voir (même dans des villes dites privilégiées)
• Regarder du côté du travail : voir le chômage, voir que certains voudraient travailler mais ne trouvent pas ; voir que certains sont mal dans leur travail et qui dit « mal dans le travail » peut sous-entendre tension dans la vie aussi bien professionnelle que familiale. Situation qui peut aller vers des ruptures sociales, conjugales, professionnelles. Regarder aussi la précarisation des jeunes en recherche d’un premier emploi,
• Regarder du côté du logement : « pas d’argent, pas de logement », ou, logement précaire touchant essentiellement les familles monoparentales ou familles nombreuses d’origine étrangère. A Vaucresson, cela touche surtout des femmes de ménage, des nounous, des jeunes, « les Tanguy » de notre génération qui restent au domicile des parents sans pouvoir imaginer fonder leur propre foyer.
• Regarder du côté de l’éducation : fragilisation des jeunes sans diplôme. Plus le niveau d’éducation est bas, plus les conditions de vie d’une famille sont précaires
• Regarder enfin du côté de la santé, qui découle le plus souvent des éléments ci-dessus.

Face à ce constat, qu’est-il mis en place, que voyons-nous, que pouvons-nous faire à titre individuel ?
• Coté précarité financière et professionnelle : nous sentons une forme d’incapacité individuelle à résoudre le problème de l’emploi qui est plutôt de l’ordre du socio-économique et donc aussi du politique. Pourtant de petites choses sont accessibles :
o ne jamais avoir recours au travail au noir,
o favoriser les placements solidaires,
o s’interdire les fuites d’argent ou les placements douteux,
o verser aux associations solidaires qui permettent à des autoentrepreneurs de démarrer leurs entreprises
o Un vestiaire existe sur Vaucresson, dont les bénéficiaires sont accompagnés. Ce vestiaire est aussi un lieu d’accueil et d’écoute (même si dans ce domaine les choses sont perfectibles). Les dons du vestiaire sont sans ou avec contrepartie pour que ceux qui le peuvent soient acteur de leur vie ;
• Coté logement : participer à l’accompagnement via des groupements tels SNL (nouvelle solidarité logement) ou AMVL ; Informer des aides possibles
• Coté éducation : favoriser le soutien scolaire des enfants de familles en difficulté pour ne pas accentuer le processus de marginalisation (fait actuellement par les conférences SVP).

Conditions de vie et mariage religieux :
Y-a-t-il un lien entre précarité et non mariage ; entre précarité et séparation ?

Nous notons :
o qu’il y a des unions de fait, qui sont aussi de véritables engagements, et des engagements réussis
o Dieu n’est pas accusé de la précarité vécue,….Il ne peut pas l’être, car il est tout simplement absent de la vie de beaucoup
o Mais pour certains, les difficultés mènent à la séparation et à l’éloignement de l’église. Église pas particulièrement accueillante aux divorcés et en particulier aux divorcés remariés.
o Les chrétiens sont souvent plus tolérants aux situations de vie que le clergé lui-même.
Peut-être faudrait-il se tourner vers Jésus, écouter sa parole et nous laisser convertir dans nos habitudes et nos manières de penser.
Ex : regarder son attitude face à la samaritaine (il la voit, il la connait, il lui pardonne et l’accueille comme elle est. Du coup se sentant aimé, elle devient témoin)

2. Qu’aurions-nous envie de faire pour aller plus loin ?
• Être veilleurs comme nous a invité à l’être Diaconia 2013, être attentifs aux autres pour repérer les fragilités, les possibilités communes de réagir, d’aider, de tendre la main.
• Faire avec les personnes, mais pas à leur place
• Prendre le temps de réfléchir en église à des sujets sensibles : la famille, le travail, la vieillesse, la solidarité, la précarité. La solidarité familiale vécu dans d’autres pays, sous d’autres cultures doit nous interpeler.
• Proposer d’aller vers des sujets que l’on ne connait pas, à l’image de la Samaritaine aller vers des « puits de rencontre » vers des associations pour nous inconnu comme « la Mie de Pain », « SOS Amitié », l’aumônerie des hôpitaux « Aux captifs la délivrance », etc. aller vers des communautés inconnues : musulmane, juive, etc. aller vers des cultures inconnues : chinoise, maghrébine, etc.
• regarder ce qui existe et le favoriser, comme le scoutisme qui favorise la mixité sociale et qui est un moyen d’aider les enfants pour les familles qui vivent des choses difficiles.

3. Qu’est-ce qui nous freine pour faire ou faire plus ?
• Nos propres limites : nos paresses, nos manques d’espoir voire nos désespoirs, les limites que l’on se donne.
• Nos pudeurs personnelles face aux personnes en difficultés, avec la peur d’être intrusif et de gêner.
• Les gens en difficultés eux-mêmes
 avec leur déni des situations
 ou à contrario avec leurs exigences excessives qui finissent « par pomper l’air »
• La société elle-même qui est démobilisatrice en raison de ses paradoxes : « certains ont tout d’autres n’ont rien sans que nous y puissions grand-chose » au travers une économie sous la dictature du monde de la finance.
• Les politiques avec leurs promesses non tenues, leurs excès, leurs petits arrangements entre amis et leur manque de parole….confinent à la démobilisation
• La mondialisation qui nous éloigne des structures de décision et donc du faire. Sentiment grandissant d’impuissance.

Mais ce troisième point ne doit pas nous masquer que des choses magnifiques existent, que nous croisons des hommes et des femmes formidables, témoins de l’Amour de Jésus et de Dieu. Oui, la communion fraternelle n’est pas un vain mot, même si parfois nous ne sommes pas à la hauteur. Sachons surtout être et rester des veilleurs.




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