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Accueil > À la Une > L’Église et le Pape > Synode sur la famille > Retour des consultations en paroisses

Saint-Gilles de Bourg-la-Reine et Saint-François-d’Assise d’Antony (2)

RÉFLEXION SUR LE SYNODE DES FAMILLES (suite)

Groupe animé par Marion Fribourg et Françoise Maréchal de la paroisse Saint-François-d’Assise d’Antony.

2ème réunion du jeudi 12 février 2015, consacrée aux « Couples en difficulté » ,
sous thème du thème 5 « Accompagner toutes les personnes », proposé à notre réflexion par la Conférence des Évêques de France (Service national famille et société) .

Présents : Marion Fribourg, Françoise Maréchal, Pierre -Henri et Geneviève Leclerc

Nous avons regroupé les questions suivantes du thème 5 :

- « Les difficultés conjugales. En quoi sommes-nous une église qui aide, accompagne et écoute ? Une pastorale de la réconciliation et de la médiation est-elle possible ?(44, 46, 47).

- Personnes divorcées. Quelle approche pastorale ? (25 , 45,46,47, 48,49, 50, 51, 52)

Deux remarques d’ensemble qui vont être précisées et développées au cours du CR :

1- les Problèmes conjugaux sont difficiles à aborder avec autrui (laïc ou membre du clergé) pour des raisons de pudeur, de gêne,de sentiments de culpabilité ou d’intrusion dans l’intimité du couple. En dehors des rapports interpersonnels au sein de la paroisse, liés à l’amitié et à la confiance et vécus dans la plus grande discrétion, le rôle de la communauté paroissiale nous paraît être avant tout un rôle d’information sur les instances susceptibles d’aider les couples.

2- les Prêtres et Diacres, souvent plus au fait de la « trajectoire » d’ensemble de leurs paroissiens , doivent pouvoir, sur tous ces problèmes difficiles, aussi complexes et différents qu’il y a de couples concernés, prendre , en âme et conscience,leurs responsabilités sans en référer forcément à leur évêque. Plusieurs le font déjà pour les divorcés remariés. Ils doivent être encouragés à continuer dans le sens d’une miséricorde éclairée comme le demande notre Pape.

Comment mettons-nous déjà en œuvre l’appel à l’accueil et à l’accompagnement ?

Actuellement, rien n’existe dans notre paroisse pour accompagner les couples en difficulté en dehors des rapports interpersonnels informels. (Cf. ci-dessus 1ère remarque d’ensemble).

Qu’aurions-nous envie de faire pour aller plus loin, autrement ?

Nous pensons néanmoins que :

1- Les paroisses doivent être un lieu d’information et de proposition sur les instances spécialisées dans l’aide aux couples en grande difficulté..Elles pourraient, par exemple, mieux recenser et faire connaît par voie d’affiches ou prospectus, les différents organismes laïcs et chrétiens susceptibles d’aider les couples dans le secteur géographique de leur paroisse. Dans les grandes villes en effet, la proximité et l’accessibilité des services d’aide est essentielle pour motiver les couples réticents à le faire ou découragés par la lourdeur des déplacements.

Organismes civils à ne pas négliger :

Assistantes sociales des CCAS,(centre communaux d’action sociale) indispensables pour permettre, par ex, aux femmes battues (ou enfants battus) d’accéder aux foyers d’hébergement comme celui de l’Avenue Evariste Gallois à Bourg-la-Reine. Beaucoup de femmes « battues » en effet n’osent pas se défendre ou se plaindre par crainte de représailles ou impossibilité psychologique ou matérielle de rompre avec celui qui les violente. Depuis plusieurs années le problème a été mis sur la place publique par des associations spécialisées au lieu de rester caché. La loi du silence ne prévaut plus forcément mais il faut savoir et faire savoir à qui s’adresser.

Conseillers conjugaux communaux dont le tarif est calculé à partir du quotient familial.

Médiateurs de famille, dans le système judiciaire, obligeant les personnes qui demandent le divorce à assister à une réunion de conciliation qui peut porter des fruits positifs dans certains cas et ont le mérite d’exister depuis plusieurs années.

Organismes chrétiens :

Il existe un grand nombre de centres d’aide et de conseil liés à des mouvements et associations chrétiennes de spiritualités différentes : des groupes CVX d’inspiration ignacienne à l’Association des Équipes Notre-Dame,il faudrait pouvoir donner des adresses locales , des « contacts », des N°s de téléphone, des adresses mail, des explications rapides sur leurs spécificités et leurs rôles. Ce travail n’est pas tjrs assez fait ou remis à jour dans les paroisses,dans la nôtre, par exemple. Comment faire une bonne sélection, à jour ? Comment faire ensuite passer l’information car affiches et prospectus sont insuffisants et pas forcément ni vus ni lus ?

L’existence récente de « Maisons des familles » dans plusieurs diocèses, en particulier, celle de Boulogne dans le 92 , tout récemment inaugurée et ouverte à tous, chrétiens ou non nous paraît très positive mais il est encore trop tôt pour évaluer ses réussites et ses limites (par ex ,son relatif éloignement pour certains paroissiens tributaires des transports en commun).

Pour informer les personnes concernées suppose qu’on soit attentif aux autres et que l’on sache engager la conversation avec des personnes de la paroisse rencontrées par ex , quand on fait ses courses, au supermarché du quartier ou au marché d’Antony ou de Bourg-la-Reine ; une remarque amusante à ce sujet : au marché de B L Reine, à un étal de primeurs, le prix d’une salade est dégressif en fonction du regard , du sourire ,et de la parole aimable échangés par le client avec le marchand et pas seulement dans l’autre sens considéré comme un dû ! Attitude à adopter en toutes circonstances qui paraîtra évidente à certains mais n’est pas toujours mise en pratique à l’heure du portable.

Une pastorale de la réconciliation et de la médiation est-elle possible ?

Les § 44 , 46 et 47 du doc de synthèse du Synode nous satisfont :

Oui, l’Église doit rappeler que le divorce engendre très souvent des souffrances pour les membres de la famille qui le subissent, sans l’avoir voulu : les enfants en particulier mais aussi les grands parents, privés dans certains cas de la possibilité de voir leurs petits-enfants. Ces souffrances existent aussi indépendamment d’un divorce mais ce n’est pas une raison pour les sous estimer.

Oui, l’Église doit rappeler l’idéal du pardon évangélique. Ce dernier paraît souvent inaccessible et totalement utopique mais il doit rester un but à désirer ,même si l’on n’arrive pas à le donner ; il est à rechercher dans la prière pour les croyants avec patience et espérance malgré le réflexe bien humain de rancœur et d’endurcissement. Pour ce faire, c’est dès l’enfance qu’il faut transmettre cette attitude de pardon, dans la famille, en catéchèse, par le dialogue et surtout l’exemple. Qui a été pardonné avec tendresse saura sans doute mieux pardonner .

Nous pensons que les prêtres , les diacres, les religieux et religieuses doivent être formés à l’écoute,à la médiation et au conseil de façon plus systématique de que de nos jours. Le temps n’est plus où le confessionnal pouvait jouer ce rôle dans certains cas en fonction de la théologie, de l’expérience et de la miséricorde du pasteur. La place de la femme dans la société a changé et il faut aussi le prendre en compte.

Couples divorcés. Quelle approche pastorale ?

À propos du §25 sur le mariage civil et le concubinage, nous constatons en effet que ces deux choix entraînent une diminution des mariages religieux mais pas forcément de la solidité du couple et de l’amour pour les enfants ; très souvent d’ailleurs ces derniers portent le nom de leur père, comme dans le cas du mariage « traditionnel ».

Néanmoins , dans la phrase suivante du § 25 :
« L’église se tourne avec amour vers ceux qui participent à sa vie de façon incomplète en reconnaissant que la grâce de Dieu opère aussi dans leur vie », l’expression soulignée, compréhensible de l’intérieur de l’Église, peut être ressentie comme péjorative par les personnes concernées surtout s’ils vivent à la « périphérie » de l’Église. « Si la grâce de Dieu opère aussi dans leur vie », pourquoi n’opère-t-elle pas dans l’Église ?

En ce qui concerne les § 48, 49,consacrés à l’annulation des mariages, par l’Église, en cas « d’invalidité » de ces derniers.

Notre avis est partagé : deux d’entre nous restent critiques à l’égard des procédures proposées par l’Église , la plupart du temps totalement inconnues du paroissien mo yen, portant des noms mystérieux et peu compréhensibles comme « officialité », « tribunal ecclésiastique » . De même, les causes de reconnaissance de « l’invalidité » de certains mariages restent très largement ignorées. Même si aux USA, le nombre d’annulation de mariages est passé de 450 en 2011 à 30 000 en 2014, cet argument ne nous convainc pas
Cet « arrangement » entre chrétiens nous laisse perplexes. Deux autres d’entre nous pensent en revanche que certaines personnes éprouvées par un mariage contracté dans l’ignorance de graves faits, peuvent être libérées d’un lourd poids de culpabilité par ces procédures , si elles ont été clairement expliquées par les spécialistes de la question… qui ne font guère redescendre les informations « juridiques » au niveau des paroisses et des paroissiens.

Nous sommes en revanche totalement d’accord avec la proposition de rendre gratuites les dites procédures , qui ne l’étaient pas jusqu’à maintenant, limitant donc le nombre de couples s’y conformant. Une meilleure information s’impose, que l’on approuve ou non ces annulations.

Rien de tel n’a été fait dans notre communauté paroissiale à ce sujet et cela est-il une priorité ?

En ce qui concerne les personnes divorcées non remariées ou remariées les § , 50 , 51 nous paraissent évidents.

En ce qui concerne la possibilité d’accéder à l’eucharistie pour les divorcés remariés , après un « cheminement pénitentiel », elle nous paraît relever , nous l’avons dit au début de notre CR, des pasteurs connaissant bien ces couples et non de l’Évêque qui a déjà bien d’autres choses à faire ! Combien d’autres personnes , ayant commis de graves péchés communient-elles en toute discrétion sans qu’on en parle autant que les divorcés remariés…

Le §54 concernant le mariage dans les Églises orthodoxes et plus largement les mariages « mixtes » nous paraissent ouvrir les pistes de réflexion très intéressantes allant de surcroît dans le sens d’un dialogue œcuménique.
La dernière phrase concernant les mariages interreligieux nous semble aussi une déclaration de principe très importante mais pour l’instant la réflexion sur ces points n’en est qu’à son début.

CL : En tant que simples paroissiens de base, nous ne pouvons aller plus loin ni agir dans ce sens si ce n’est en encourageant l’ouverture, le dialogue et en refusant la rigidité dogmatique. D’autre part une petite paroisse comme la nôtre ne peut assumer tous ces problèmes de façon systématique car nos forces sont trop limitées , nos « priorités » d’action peut-être différentes et que nous ne pouvons nous disperser. Les maisons de la famille sont sans doute plus aptes à agir en ce qui concerne l’information au moins sur tous les points envisagés.




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