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Un travail digne pour tous

  • Remettre au centre la personne et le travail :

    La crise économique a une dimension européenne et globale ; mais la crise n’est pas seulement économique, elle est aussi éthique, spirituelle et humaine. A la racine, il y a une trahison du bien commun, de la part des individus et de la part des groupes de pouvoir. Il est donc nécessaire de retirer son caractère central à la loi du profit et du revenu et de remettre au centre la personne et le bien commun.

Un facteur très important pour la dignité de la personne est justement le travail ; pour qu’il y ait une authentique promotion de la personne, il faut que le travail soit garanti. C’est une tâche qui est celle de toute la société, c’est pourquoi il faut reconnaître un grand mérite aux entrepreneurs qui, malgré tout, n’ont pas cessé de s’engager, d’investir et de prendre des risques pour garantir l’emploi. La culture du travail, contrairement à celle de « l’assistance », implique l’éducation au travail dès la jeunesse, l’accompagnement au travail, la dignité de toute activité de travail, le partage du travail, l’élimination du travail au noir.

En ce moment, toute la société, dans toutes ses composantes, doit faire tous les efforts possibles pour que le travail, qui est source de dignité, soit la préoccupation centrale !

  • Évangile de l’espérance :

    Il faut un nouvel élan pour repartir. Et les chrétiens peuvent et doivent faire leur part, en apportant leur contribution spécifique : la vision évangélique de la vie. Je me souviens des paroles du Pape Benoît XVI lors de sa visite à Cagliari le 7 septembre 2008 : « Il faut évangéliser le monde du travail, de l’économie, de la politique, qui a besoin d’une nouvelle génération de laïcs chrétiens engagés, capables de chercher avec compétence et rigueur morale des solutions de développement durable » Regarder la réalité en face, bien la connaître, la comprendre et chercher ensemble les voies, avec la méthode de la collaboration et du dialogue, en vivant la proximité pour apporter l’espérance. Ne jamais étouffer l’espérance ! Ne pas la confondre avec l’optimisme, qui exprime simplement une attitude psychologique, ni avec d’autres choses. L’espérance est créative, elle est capable de créer l’avenir. Un travail digne pour tous.

Une société ouverte à l’espérance ne s’enferme pas en elle-même, dans la défense des intérêts d’un petit nombre, mais elle regarde en avant, dans la perspective du bien commun. Et cela requiert de la part de tous un fort sens des responsabilités. Il n’y a pas d’espérance sociale sans un travail digne pour tous. C’est pourquoi, il faut « rechercher comme priorité l’objectif de l’accès au travail ou de son maintien pour tous » (Caritas in veritate, 32).

J’ai dit travail « digne », et je le souligne, parce que, hélas, spécialement il y a une crise, et que le besoin est fort, le travail inhumain augmente, le travail-esclave, le travail sans la juste sécurité, ou bien sans respect de la création, sans le respect du repos, de la fête et de la famille, le travail le dimanche quand ce n’est pas nécessaire. Le travail doit être allié à la préservation de la Création, afin qu’elle soit préservée avec responsabilité pour les générations à venir. La Création n’est pas une marchandise à exploiter, mais un don à préserver.

L’engagement écologique lui-même est l’occasion d’emplois nouveaux dans les secteurs qui lui sont liés, comme l’énergie, la prévention et la suppression des différentes formes de pollution, la vigilance contre les incendies dans le patrimoine forestier, et ainsi de suite. Que préserver la Création, préserver l’homme avec un travail digne soient l’engagement de tous !

L’écologie est aussi une « écologie humaine » !

Le bienheureux Jean-Paul II soulignait que Jésus « a travaillé de ses mains. Et même, son travail, qui a été un vrai travail physique, a occupé la majeure partie de sa vie sur cette terre, et c’est ainsi que l’œuvre de la rédemption de l’homme est entrée dans le monde » (Discours aux travailleurs, Terni, 19 mars 1981). Il est important de se dédier à son travail avec assiduité, dévouement et compétence, il est important d’avoir l’habitude du travail. Je souhaite que, dans la logique de la gratuité et de la solidarité, on puisse sortir ensemble de cette phase négative, afin qu’un travail sûr, digne et stable soit assuré.




Évêché de Nanterre
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