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Veilleurs de proximité

Les personnes en souffrance n’osent pas, bien souvent par pudeur, se faire connaître...
Des paroisses en ont fait le constat, notamment à Issy-les-Moulineaux, Chaville, Vaucresson et Neuilly. C’est ainsi qu’elles ont créé des réseaux de veilleurs de proximité.
Un « veilleur de proximité », c’est une personne qui s’engage à une attention active à l’égard des personnes de son quartier ou de son immeuble : voir les personnes et prendre le temps d’entrer en relation avec elles au lieu de se satisfaire de l’anonymat ou de la salutation hâtive.
Il s’agit surtout d’un changement délibéré de regard et non d’un engagement à « faire des choses ».

En résumé, le veilleur ne « fait » pas : il crée le lien.

Pour cette raison, il est nécessaire :
- que le veilleur puisse se tourner vers d’autres personnes ou services lorsqu’il est confronté à une situation exigeant une disponibilité ou des compétences particulières.
Par exemple, à Neuilly, le veilleur dispose du « livre des services de solidarité de la paroisse » et peut contacter le service compétent en cas de problème.
- d’agir à plusieurs.

Sur les paroisses Saint-Bruno et Saint-Étienne à Issy-les-Moulineaux, le réseau des veilleurs de quartiers est complété par des personnes « coups de mains » qui acceptent de mettre leurs compétences au service des autres dans le domaine de la vie courante.

À Chaville, l’investissement des secrétariats paroissiaux dans la démarche et les rencontres ponctuelles entre veilleurs et services sociaux de la ville permettent de consolider le réseau éventuellement préexistant, et aussi de ne pas se décourager mais d’avancer pas à pas, ensemble.
- de faciliter la rencontre : une carte de la ville au fond de l’église avec des gommettes ou des photos pour situer les veilleurs, des échanges de mails pour relayer les demandes de « coup de main », un bon carnet d’adresses, et surtout, avoir un « cœur en éveil »…
- d’en parler et de prier ensemble : Une à deux fois par an généralement, les veilleurs se rencontrent pour échanger sur ce qu’ils ont vécu, ce qu’ils ont reçu. C’est également parfois l’occasion de recevoir une formation, sur l’écoute ou sur la communication non violente comme cela a été proposé à Neuilly et à Chaville.

Il n’existe pas un modèle unique, ne serait-ce qu’à cause des différences entre les quartiers pavillonnaires et les quartiers d’immeubles.

« Au départ, je ne comprenais rien… » raconte le Père Jacques Turck, « j’ai été peu à peu converti à l’idée de ne pas mettre une structure, à ne pas trop organiser. De ce point de vue-là, je crois tout à fait nécessaire pour nous tous de mettre en lumière l’enjeu théologal : nous sommes témoins de la Charité de Dieu. C’est la sève du corps ecclésial de faire ce que nous faisons : on apporte une petite lumière, le reste c’est le Seigneur qui le fait ». Ainsi les modes d’animation peuvent être assez différents d’une paroisse à l’autre mais dans tous les cas il s’agit bien d’un engagement à « se faire le prochain ».

Lors de réunions de partage entre Équipes d’Animation Pastorale dites « journées Fragilités » en 2012 et 2013, plusieurs équipes se sont posé la question de se lancer à leur tour dans l’expérience qui pourrait donc concerner, à court terme, une dizaine de villes sur notre diocèse.

Pour tout renseignement : diaconie chez gmail.com

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