À Lourdes avec Marie


Bonsoir,
Je m’appelle Marie et ce soir, je voudrais vous parler de ma relation avec la Vierge Marie
Marie est celle qui m’accompagne et me rassure.
J’aime me confier à elle qui me fait penser à ma grand-mère qui s’appelait aussi Marie.
J’ai plus de facilité à me confier à Marie qu’à Jésus ou à Dieu. Sa présence est concrète pour moi, je l’imagine se pencher vers moi et m’écouter comme une maman.
J’ai découvert Marie quand j’étais petite et c’est à Lourdes qu’elle a vraiment pris de l’importance dans ma vie.
J’avais 8 ans à mon premier pèlerinage.
C’est là qu’elle a commencé à me passionner. Je me disais : « c’est quand même fou qu’elle soit apparue si souvent, à tellement d’endroits dans le monde, qu’elle soit si proche des gens »
Marie est toute humaine ; c’est elle qui m’a donné envie de creuser ma foi.
J’aime lui confier tous ceux que j’aime, ma famille, mes amis, tous ceux qui souffrent, qui ont faim ou froid pour qu’elle les présente à son fils.
Avec elle, je suis nature, elle me comprend forcément !
Une de mes fragilités est peut-être mon caractère un peu colérique
Alors quand je suis énervée par exemple, je me dis que je peux lui confier mon énervement et ma souffrance. Elle va me comprendre et le présenter à Jésus avec son cœur de maman qui sait bien présenter les choses :-)

Pour en revenir à Lourdes....
Tous les ans depuis mes 8 ans, je participe au pèlerinage organisé par L’Ordre de Malte. Et j’aime ça
Marie est apparue à bien des endroits mais chaque endroit a sa spécificité.
C’est bien aussi mais c’est différent.
A Lourdes , vous savez que c’est le lieu de l’accueil des souffrances.
Vous ne vivrez jamais la même émotion qu’à Lourdes.
Ce qui se vit à Lourdes est tellement puissant !

Là-bas, je me sens capable de faire beaucoup plus qu’ailleurs.
Par exemple, quand je n’aime pas une personne ou que je me suis disputée avec elle, d’habitude, je n’arrive plus à aller vers elle.
À Lourdes , Marie rend tout possible : je me sens capable d’aller vers l’autre et de rouvrir mon cœur avec Marie.

À la maison, quand je prie, je suis facilement rattrapée par mes préoccupations.
À Lourdes, c’est comme si j’allais à la source de mes souffrances, tout ce qui n’est pas réglé remonte. Sur le moment c’est très, très dur, c’est une sacrée claque !
Mais à Lourdes, quand tu pleures, tout le monde pleure avec toi. C’est comme si on était irrigué par le même sang, qu’il y avait une perfusion entre les gens.
Pour le rire aussi, ça marche !
Là-bas, on se sent dans les bras de Marie, on ne peut pas juger celui qui pleure, celui qui souffre ; on pleure et on souffre ensemble.

Mon handicap, c’est ma fierté, c’est moi mais je vois bien que pour certains c’est dur. Et à la première difficulté, çà peut remonter et çà se transforme en larmes.
C’est comme une source qui jaillit. Tu touches l’endroit où est la source et l’eau sort. C’est la source de Lourdes...
Je ne sais pas comment font Dieu et Marie, mais à Lourdes, ils t’amènent à creuser ta source, à faire remonter des fragilités enterrées.
La douleur des autres te ramène à la source de ta propre douleur.
Et là est le miracle, Marie prend nos souffrances !
Ça ne veut pas dire que tu n’en souffriras plus jamais mais Marie t’aide à en faire une force, elle t’enlève une partie du poids. Elle te rend capable de porter ce que tu as à porter.
On n’est pas obligé d’aller à Lourdes pour avoir accès à Marie.
Dans votre vie, vous pouvez vous reposer sur elle et être complètement vous-même.
Elle vous aime tels que vous êtes, pas comme vous vous sentez obligés d’être dans votre quotidien.
Merci Marie, merci à tous ceux qui partagent ces temps bénis avec moi, merci Seigneur pour la joie et la force que ces pèlerinages me donnent.
Merci de m’avoir écoutée, je vous souhaite toutes les grâces de Lourdes !