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Bénis soient les nouveaux prêtres ! - 17/06/2022


Demain samedi, j’aurai le bonheur d’ordonner deux nouveaux prêtres pour le diocèse de Nanterre. Tous ceux qui le souhaitent seront les bienvenus à la cathédrale de Nanterre ce 18 juin à 10h ou dès ce soir à 19h à Saint-Jean-Baptiste de Neuilly pour une veillée de prière autour des ordinands.
Les prêtres ont été secoués ces derniers temps : l’infidélité terrible de quelques-uns a fait suspecter la fidélité de l’immense majorité. Le terme « cléricalisme » est devenu un mot fourre-tout, conduisant à confondre juste exercice de la mission presbytérale et autoritarisme, qui menace aussi bien les clercs que les laïcs. Le travail sur la synodalité a parfois autorisé certains à des paroles d’une dureté étrangère à l’authentique fraternité baptismale qui seule peut faire grandir le corps du Christ.
Comme évêque, je bénis le Seigneur pour la générosité, la justesse d’attitude, l’enracinement spirituel persévérant, la qualité de collaboration fraternelle avec les fidèles laïcs, la sollicitude à l’égard des pauvres, la compassion pour ceux qui souffrent, la créativité missionnaire de la plupart des prêtres. Aux communautés que je confie au ministère de prêtres, je demande également de veiller sur eux avec exigence, certes, mais aussi et d’abord avec bienveillance fraternelle.
Avec beaucoup de mes frères évêques, réunis à Lyon au début de la semaine pour recueillir les contributions synodales de l’ensemble de nos diocèses, j’ai partagé un même constat. Il peut s’infiltrer dans l’Eglise un mauvais esprit analogue à celui que nous voyons dans le débat politique en cours, fait de violence, d’injustice, d’infidélité. Le témoignage de fraternité de saint Charles de Foucauld, fondé sur l’amour du Christ – « Jésus-caritas » – contemplé, adoré, dans l’eucharistie devrait nous servir d’antidote à ce mauvais esprit.
On a beaucoup insisté dans le processus synodal, à juste titre, sur l’écoute des personnes pauvres. Une petite communauté de mon diocèse où se retrouvent des personnes handicapées et fragiles m’a remis sa contribution. A la question : « quels sont mes rêves pour l’Eglise de demain ? », la réponse est unanime : « plus de prêtres, de diacres et de petites bougies ! ». Qu’il en soit ainsi !