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Bioéthique, vote du Sénat et bien commun - 05/02/2021


Tous les vendredis du mois de janvier, nous avons été invités, à l’occasion du débat de bioéthique au Sénat, à prier et jeûner pour que la dignité humaine soit mieux respectée dans notre pays. Ce débat s’est achevé mercredi dernier dans la nuit : sur la filiation, sur la création de chimères, sur le respect de la vie naissante, les sénateurs ont pris des positions différentes et plus satisfaisantes que celles – transgressives – des députés. Il faut saluer leur liberté, leur discernement et leur courage.

Que va-t-il se passer maintenant ? Une « commission mixte paritaire », composées de députés et de sénateurs, proportionnée à l’équilibre des forces dans chacune des assemblées, va se réunir et négocier avant un ultime vote à l’Assemblée Nationale, « l’assemblée du dernier mot ». Il est prévisible que la Majorité obtiendra un retour au texte voté par l’Assemblée. Mais serait-il légitime de ne pas tenir compte du tout de l’opinion du Sénat ? Que la Haute Assemblée, malgré le climat général, malgré des divisions à l’intérieur de chaque parti sur les questions éthiques, ait voté si clairement sur certains sujets cruciaux manifeste que notre société est loin d’être unanimement en faveur des transgressions éthiques proposées.

La responsabilité des gouvernants est de veiller au bien commun, à l’unité et à la paix de la société, en tout temps et en particulier en cette époque de crise sanitaire. La légitime dynamique majoritaire ne peut pas être exclusive d’une prise en compte de toutes les sensibilités, en particulier sur les sujets éthiques essentiels. Il est plus que souhaitable que parlementaires et gouvernants prennent cela en compte et rééquilibrent, c’est un euphémisme, le projet de loi de bioéthique en s’appuyant sur la sagesse du Sénat.