La joie de l'Evangile
dans les Hauts-de-Seine !

Culture de l’annulation et Esprit de vie - 04/06/2021


Une des grandes joies – épiscopales et ecclésiales – à ce stade de l’année est la célébration de nombreuses confirmations. Malgré la crise sanitaire, des enfants, des jeunes et des adultes ont persévéré dans la préparation de ce grand sacrement de la force de l’Esprit. Les lettres qu’ils écrivent à l’évêque pour le demander sont souvent bouleversantes d’authenticité, de courage et de ferveur. Les célébrations sont joyeuses et recueillies, simples et amples en même temps : une véritable épiphanie du mystère de l’Eglise qui ne cesse de vivre de la grâce de la Pentecôte.

On présente parfois la confirmation comme une sorte de sacrement de l’engagement. Il n’est pas faux de souligner que la détermination intérieure des confirmands est importante et significative. Mais un sacrement, au sens fort du terme, est toujours d’abord signe et moyen de l’œuvre de Dieu. Ce ne sont pas les jeunes qui « confirment leur baptême » pour reprendre une formule étange qui circule parfois. C’est Dieu qui confirme, c’est-à-dire qui offre la force de son Esprit pour que se déploie ce qui a commencé au baptême et qui s’accomplit dans une vie pleinement eucharistique.

L’Esprit qui nous est donné, comme le disent les Ecritures et la liturgie, est un Esprit de sagesse et de vérité, de douceur et de force, de bienveillance et de patience, de courage, d’audace et de paix. Je suis frappé de voir à quel point en ce temps les chrétiens se laissent prendre par l’atmosphère d’outrance, de violence, de malveillance qui se répand comme un poison dans notre société. La « cancel culture », la « culture de l’annulation », qui fait florès aujourd’hui détruit les personnes en prétendant déconstruire les stéréotypes et détruit la possibilité de vivre en paix. L’accueil authentique de l’Esprit devrait au contraire donner le goût de la fraternité, de l’exigence intellectuelle, du dialogue respectueux. Puissent les chrétiens en être davantage les témoins.