La joie de l'Evangile
dans les Hauts-de-Seine !

Il ne suffit pas de crier « terrasses, terrasses » ! - 21/05/2021


Décidément, la crise sanitaire nous invite et nous aide à entrer dans le beau mystère de la Pentecôte ! Rappelez-vous : l’an dernier, après le long et strict premier confinement, tout – à commencer par les églises – s’ouvrait au moment où la liturgie célébrait l’ouverture du Cénacle et des cœurs grâce au don puissant de l’Esprit. J’avais pour mon diocèse publié une lettre pastorale intitulée Un grand vent de liberté : la liberté, par excellence, celle à laquelle nous sommes appelés pour l’éternité, c’est la liberté que suscite en nous la force de l’Esprit en nous guérissant des peurs qui durcissent et stérilisent tout.

Cette année, la libération de la Pentecôte a été anticipée, si j’ose dire, par la réouverture des terrasses et des spectacles et l’assouplissement de certaines règles de précaution sanitaire, en raison de la baisse si réjouissante de la prégnance de la pandémie. Les terrasses et les spectacles, voilà qui peut sembler futile et secondaire. Il s’agit, en réalité, d’expressions emblématiques de la rencontre et de la créativité. Ce qui nous donne en vérité la joie de rencontrer en profondeur ceux que nous aimons ou ceux que nous ne connaissons pas encore, c’est le don de l’Esprit Saint. Ce qui suscite des expressions authentiquement originales et splendides, c’est la force de l’Esprit Saint.

Voilà pourquoi, il ne suffit pas de sauter comme des cabris, pour gloser sur l’inépuisable formule du Général de Gaulle, en répétant : « terrasses, terrasses » ou « cinéma, cinéma ». L’important est de nous demander ce que nous allons faire de cette part de liberté retrouvée. Allons-nous en profiter, en accueillant ce qu’il y a de meilleur au fond de nos cœurs et qui vient de Dieu, pour progresser dans des relations amicales profondes, bienveillantes, édifiantes, pour profiter d’expositions et de spectacles qui cultivent le meilleur de la créativité humaine et la véritable beauté ?

Réjouissons-nous donc de cette occasion providentielle d’entrer dans la joie de la Pentecôte mais ne manquons pas sa profondeur et sa fécondité véritables !