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L’Irak est une terre sainte - 05/03/2021


Voici que le Pape François recommence aujourd’hui ses voyages apostoliques en commençant par l’Irak. L’Irak n’est pas d’abord ou seulement un territoire de guerre ou d’exploitation du pétrole : c’est une véritable Terre Sainte. A Mossoul, la Ninive biblique, on vénère depuis des siècles la tombe du prophète Jonas. A Bagdad, la Babylone biblique, on garde la mémoire de la communauté juive en exil au VIème siècle avant Jésus-Christ. Le principal responsable chrétien d’Irak porte d’ailleurs le titre étonnant et magnifique de Patriarche de Babylone des Chaldéens.

Les Chaldéens précisément sont l’Eglise orientale catholique qui plonge ses racines dans la communauté juive de Babylone. Ils représentent aujourd’hui ces communautés judéo-chrétiennes, chrétiennes d’origine juive, qui ont tant marqué la communauté chrétienne naissante. C’est à partir de Babylone, nous dit la tradition, et avec l’Apôtre Thomas, que l’Inde commença d’être évangélisée. L’Eglise Syro-Malabare indienne partage bel et bien le même rite que l’Eglise chaldéenne. Quant à l’Eglise Syro-Malankare, autre Eglise orientale catholique présente en Inde, elle tirerait son origine du travail missionnaire des Syriaques irakiens.

J’ai eu la grâce de me rendre à Qaraqosh il y a quelques années, dont la plupart des églises étaient brûlées ou détruites mais à nouveau habitées par des populations rentrées d’exil et pleines d’espérance. A l’époque, Mossoul la vénérable n’était pas assez sécurisée pour être visitée. L’évêque de Kirkouk des Chaldéens était présent à mon ordination épiscopale à Nanterre, en signe d’amitié et de communion. Unissons-nous intensément par la prière au pèlerinage du Pape. Ce qui se joue dans cette Terre Sainte qu’est l’Irak, c’est une part de l’avenir de la foi et de la paix du monde.