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La prière de guérison et de délivrance dans le diocèse de Nanterre


Le P. Olivier Lebouteux, curé de Saint-Saturnin et Saint-Maxime d’Antony, nous explique en ce texte comment une grande partie des récits évangéliques rapportent l’importance de l’activité de guérison et de délivrance d’esprits impurs exercée par Jésus tout au long de sa vie publique.

La puissance de la Parole de Jésus révèle la présence des esprits impurs et la manière dont ils tiennent l’homme captif. La délivrance opérée ainsi par Jésus est associée à la guérison profonde qui se réalise. Dans tous les cas, l’homme est rétabli dans son intégrité, sa liberté et sa dignité. Jésus est venu nous libérer de l’esclavage du péché et de la mort : l’objectif de la prière de guérison intérieure est d’aider les personnes à se libérer des situations oppressantes pour trouver Dieu et qui elles sont vraiment.
Ce ministère se trouve prolongé par ses disciples dans les évangiles et dans le récit des Actes des Apôtres. L’histoire de l’Eglise présente également cette activité caractéristique des disciples du Seigneur. Aujourd’hui, ce ministère semble plus restreint, associé parfois aux grands exorcismes et aux récits spectaculaires de guérisons, à Lourdes ou ailleurs.

Ce ministère est pourtant caractéristique de la vie et du service pastoral de l’Eglise et depuis quelques années, il fait l’objet d’un intérêt renouvelé, particulièrement dans les milieux du renouveau pour l’Eglise Catholique, mais également dans le monde protestant et évangélique.

Autre signe des temps : nous pouvons constater que de nombreuses personnes en souffrance sont en demande de lieux d’écoute et de prière de délivrance et de guérison. Les récentes initiatives, conduites par Mgr Michel Aupetit à Saint-Sulpice et par Mgr Matthieu Rougé à la cathédrale Sainte-Geneviève de Nanterre, ont souligné cette attente. Le ministère de prière de guérison et de délivrance concerne tous les baptisés. Il suppose discernement, formation et encadrement.

La prolifération des sciences occultes dans tous les domaines et à tous les âges nous invite à nous pencher sur la question du ministère de délivrance, non seulement pour les confesseurs, mais pour toutes les communautés de notre diocèse.
Face à cette attente apparaissent certaines propositions de personnes ou de communautés dont le lien à l’Eglise n’est pas toujours avéré, ce qui peut ouvrir la porte à un certain nombre d’abus. Une solide formation et un juste discernement demeurent indispensables pour avancer dans ce domaine. Les fragilités psychologiques doivent pouvoir être prises en compte avec les compétences nécessaires.

En reprenant les termes de notre Pape François : « l’Eglise est un hôpital de campagne » , l’objectif de la prière de guérison est de présenter la puissance et la simplicité de l’Evangile, en restant concentré sur la personne.

Elle concerne tout chrétien formé, missionné par l’ordinaire du lieu et confirmé par son évêque. Le ministère est fondé sur l’humilité du ministre face aux puissances du mal, sur la confiance dans l’amour de Dieu, sur une démarche centrée sur la personne qui demande la prière.

Cette question pastorale, à la demande de Mgr Matthieu Rougé, fait l’objet d’une étude pour évaluer les besoins, identifier les formations nécessaires, proposer des lieux d’écoute et de célébrations sur notre diocèse. Un certain nombre d’initiatives existent déjà : des groupes d’écoute et de prière ou des célébrations. Des documents et rituels existent pour conduire des célébrations de « Protection, Délivrance, guérison ».

Une célébration de guérison et délivrance sera proposée à nouveau cette année à la cathédrale de Nanterre et sur le même principe, dans d’autres lieux du diocèse.

La prière de délivrance et de guérison constitue en outre un lieu privilégié d’évangélisation où peut être expérimenté le salut à l’œuvre en Jésus-Christ.

Texte publié dans La lettre de l’Eglise Catholique dans les Hauts-de-Seine n°61