La joie de l'Evangile
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Les aumôniers catholiques sont à leur poste


Les aumôneries avaient été largement tenues à distance lors du premier confinement, nous laissant une impression d’incompréhension décourageante. Mais de façon un peu inattendue, notre retour sur le terrain lors du dé-confinement s’est fait dans un dialogue ouvert et confiant avec le personnel soignant.

Nous avons pu reparler de la place des aumôniers, de notre rôle dans le soin spirituel porté au malade et de nos compétences spécifiques. Les soignants nous ont accueillis avec beaucoup de bienveillance, visiblement contents de notre retour.
Des formations sur les bonnes pratiques d’hygiène nous ont été dispensées, à nous et aux membres de l’équipe, dans un esprit de coopération et de confiance accrue, facilitant la reprise.

Mais cette amélioration ne doit pas masquer nos difficultés d’accès aux patients atteints de la Covid-19 qui reste encore limité dans beaucoup d’établissements. Nous devons poursuivre nos efforts pour améliorer cette collaboration avec le personnel médical auprès de ces malades fragiles.

Nous avons été témoins de l’angoisse des soignants à l’approche de la deuxième vague. Certains se sont alors tournés vers nous, accueillant, quelque fois avec étonnement, les espaces d’écoute que nous leur offrions. D’autres se sont rendus à la chapelle, lieu de silence et d’apaisement.
Lorsque le second confinement a sonné, contrairement à la première vague, nous avons pu continuer à visiter les patients alors qu’au même moment, les visites des familles étaient réduites et que celles des associations, toutes aussi importantes pour les malades, ont été interrompues.

Ainsi, nous sommes présents, visibles. Cette crise sanitaire nous permet de clarifier notre rôle et de réaffirmer avec force le droit fondamental du malade à vivre sa foi et à pratiquer sa religion à l’hôpital.

Elisabeth Denis du Péage,
Aumônier de l’hôpital Raymond Poincaré (Garches)