Rentrons dans l’espérance ! 04/09/2020


Cette rentrée 2020 est celle de toutes les incertitudes, de toutes les interrogations. Beaucoup se demandent : Sommes-nous à la veille d’un nouveau confinement général ? Combien de temps devrons-nous porter des masques, observer les règles de distanciation et respecter les gestes « barrière » (que je recommande d’appeler plutôt « gestes protecteurs ») ? La crise économique annoncée sera-t-elle sévère ? Pourrons-nous retrouver un jour la vie simple et joyeuse d’avant ?

Ces questions sont légitimes mais qu’elles ne nous empêchent pas d’entrer dans cette nouvelle année dans l’espérance, au contraire. L’espérance est un don de Dieu mais aussi un œuvre à accomplir, une tâche dans laquelle s’engager. Il ne s’agit pas seulement ni vraiment d’attendre passivement la vie éternelle ou des jours meilleurs qui tomberaient du ciel. Il s’agit de percevoir spirituellement qu’au-delà des apparences parfois, l’œuvre de Dieu est en train de s’accomplir. La perception espérante de l’œuvre de Dieu fondée sur la foi donne le goût, le courage, la force de la charité, l’amour qui vient de Dieu et qui mène vers lui, l’amour qui nous fait coopérer à l’œuvre de Dieu, ce qui est le plus important, quels que soient les aléas du temps présent.

Nous savons désormais que nous sommes capables de traverser un confinement, aussi éprouvant soit-il. Nous avons en mains le mode d’emploi humain et spirituel des restrictions sanitaires, pour faire en sorte qu’elles ne nous abiment pas mais, au contraire, deviennent une occasion de croissance intérieure et fraternelle (rythme de vie, de prière, de travail, d’attention aux autres…). Nous voyons les erreurs à ne pas commettre et les points d’attention à cultiver.

Alors, ne nous laissons pas aller à la peur et à l’angoisse. Prions pour que, grâce aux médecins et à la vigilance de tous, ce funeste virus soit vite suffisamment jugulé. Choisissons de dépasser les inquiétudes qui se nourrissent elles-mêmes et empêchent de construire l’avenir. Fixons-nous des priorités raisonnables mais ambitieuses. L’espérance n’est pas une illusion mais le chemin du réalisme véritable. Vivons cette rentrée, rentrons dans l’espérance !