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Saint Joseph patron de l’Eglise universelle


Tribune de Mgr Yvon Aybram, vicaire épiscopal.

Le Pape François a rédigé sa Lettre apostolique « Avec un coeur de Père » (Patris corde) « à l’occasion du 150e anniversaire de la déclaration de saint Joseph comme patron de l’Église universelle ».

En effet un siècle et demi plus tôt, le 8 décembre 1870, Pie IX officialisait cette proclamation par un décret de la Sacrée Congrégation des Rites, Quemadmodum Deus ; y était fixée la date de sa célébration au 19 mars.

Dans ce texte, le patriarche de l’Ancien Testament, Joseph (fils de Jacob, gouverneur d’Égypte, Gn 37 ss) est présenté comme la « figure » du charpentier de Nazareth, confirmant ainsi l’antique tradition de l’honorer « d’un culte exceptionnel, quoiqu’inférieur à celui rendu à la Mère de Dieu ». Il fit frapper une médaille en 1871 qui portait cette inscription : « Joseph, époux de la Vierge Marie, patron de l’Église catholique ».

Pour sa part, le Pape François a choisi de faire le portrait de « l’homme juste » dont parle l’Évangile (Mt 1, 19) et le dépeint successivement comme « père aimé, dans la tendresse, dans l’obéissance, dans l’accueil, au courage créatif, travailleur, dans l’ombre ».

Au passage il donne la clé essentielle pour comprendre pourquoi il est considéré comme patron de l’Église universelle : le Verbe incarné a révélé que l’Église est son corps. C’est ce qu’a compris saint Paul sur le chemin de Damas (Ac 22, 8) ; l’apôtre nous l’affirme : « Vous êtes corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps. » (1Co 12, 27).

Aussi le Saint-Père peut écrire : « Marie trouve en Joseph celui qui, non seulement veut lui sauver la vie, mais qui s’occupera toujours d’elle et de l’Enfant. En ce sens, Joseph ne peut pas ne pas être le Gardien de l’Église, parce que l’Église est le prolongement du Corps du Christ dans l’histoire, et en même temps dans la maternité de l’Église est esquissée la maternité de Marie. Joseph, en continuant de protéger l’Église, continue de protéger l’Enfant et sa mère, et nous aussi en aimant l’Église nous continuons d’aimer l’Enfant et sa mère. »

C’est vers lui qu’il nous invite à nous tourner particulièrement cette Année : « La confiance du peuple en saint Joseph est résumée dans l’expression « ite ad Joseph » (= allez à Joseph) ». À plusieurs reprises il a confié : « Si j’ai un problème, je l’écris sur un papier et je le mets sous une statuette que j’ai dans ma chambre. C’est la statue de saint Joseph qui dort. Et désormais il dort sur un matelas de papiers ! et moi je dors bien : c’est une grâce de Dieu. »

Protecteur de la Sainte Église, priez pour nous.

Texte publié dans La lettre de l’Eglise Catholique dans les Hauts-de-Seine n°62