Témoignage des organistes stagiaires


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Interview de Jacques VERRUE, stagiaire en accompagnement

Jacques VERRUE, vous êtes organiste non-professionnel à Ste Bernadette à Chaville et vous avez suivi un stage de perfectionnement au premier semestre 2019 avec Jean-Luc GUYARD. Pouvez-vous nous dire ce qui a motivé votre décision de suivre ce stage ?
JV – J’ai un certain bagage musical : diplômé du conservatoire du 14e arrondissement de Paris, je joue de l’orgue depuis douze ans, après avoir pratiqué le piano. Mais j’ai éprouvé le besoin de me perfectionner. J’avais rencontré des organistes lors d’une session de rencontre des organistes organisée par le Diocèse de Nanterre, ce qui m’avait fait prendre conscience de la qualité de l’offre de formation proposée par le diocèse. Je me suis donc inscrit pour ces cinq séances de deux heures sur cinq mois. J’en ai été très satisfait.

Qu’en avez-vous retiré ?
JV : La formation théorique délivrée par le Père Guingand m’a permis de mieux situer le rôle de la musique, et de l’orgue en particulier, dans la liturgie. Puis les séances de pratique m’ont permis d’affiner mes connaissances en harmonie et d’acquérir des « astuces » pour l’accompagnement que j’ai pu mettre immédiatement en œuvre dans mon service d’organiste. Par ailleurs, j’ai fait des progrès en improvisation et en choix de la registration.

Combien étiez-vous dans votre groupe ?
JV : Nous étions divisés, comme presque toujours, en deux groupes de 5 ou 6, selon les niveaux : un groupe pour les débutants, un groupe pour les confirmés, dont j’étais. La pédagogie de Jean-Luc Guyard s’adapte parfaitement à chaque groupe. Et même à chaque stagiaire, car au sein d’un même groupe, il y a des différences de niveau.

Aviez-vous des exercices à faire entre deux sessions ?
JV : Non, mais Jean-Luc Guyard nous invitait à mettre en pratique ce qu’il nous enseignait, et je pouvais ainsi appliquer immédiatement ses conseils. Il était attentif à nos demandes et nos attentes et nous encourageait à venir à la session avec les difficultés que nous avions rencontrées au cours du mois précédent.

Quelles seraient vos suggestions pour améliorer ces stages ?
JV : J’ai regretté de ne pas pouvoir jouer, comme c‘était initialement prévu, sur un orgue à tuyaux, afin d’apprendre aussi à gérer les défauts que l’on trouve parfois sur ces instruments : équilibre déficient des registres, cornements, etc.

Vous recommanderiez ces stages aux organistes liturgiques du Diocèse ?
JV : sans aucune restriction. Jean-Luc Guyard est un pédagogue hors-pair, et ces séances de deux heures sont trop vite passées. Et il est bon de pouvoir de temps en temps se remettre en question et faire un point sur le service que l’on rend.

Interview de Vincent WILHELEM, stagiaire en improvisation

Vincent Wilhelem, vous êtes organiste titulaire non professionnel à Sainte Rita de Fontenay-aux-Roses, et vous aviez déjà suivi plusieurs stages d’improvisation avec Baptiste-Florian Marle-Ouvrard. Pourquoi avez-vous souhaité suivre un nouveau stage en mai et juin 2019 ?
VW – J’ai été l’élève de Baptiste-Florian lorsqu’il était lui-même élève au CNSM, et j’apprécie énormément son enseignement. Ces stages sont une occasion unique de progresser, car on n’a jamais fini d’apprendre. On s’enrichit non seulement des enseignements de Baptiste-Florian mais aussi des échanges avec les autres organistes du stage. Nous étions huit stagiaires, dont trois ou quatre professionnels. C’est toujours très profitable de voir improviser des organistes professionnels qui ont déjà une grande pratique.

Comment s’articulent ces séances ?
VW – Nous avons six séances de deux heures sur deux semaines, ce qui très serré. Nous commençons par des improvisations courtes, d’introduction et de conclusion de chants du répertoire – les bons et les moins bons ! - puis nous abordons ensuite les improvisations plus longues, pour la communion par exemple. Nous travaillons les « trucs » de l’improvisation, bien sûr, mais aussi les styles : modal, fugue, choral orné, ricercar etc. aussi bien dans un style baroque classique que dans un style plus moderne, voire polytonal. Il y a d’ailleurs une séance entière sur la polytonalité.

N’avez-vous pas parfois le sentiment d’être un peu « dépassé » par le talent et la facilité de Baptiste-Florian ?
VW : On peut parfois le craindre, car Baptiste-Florian est un prodige de l’improvisation. Mais c’est un excellent pédagogue et il sait se mettre à notre niveau. Toutefois, il est évident que ce stage d’adresse à des organistes confirmés, qui ont déjà une très bonne connaissance de l’harmonie et ont déjà soit fait des études supérieures en conservatoire, soit suivi avec profit les stages avec Jean-Luc Guyard. Deux des stagiaires n’avaient pas d’expérience de l’improvisation, mais ont pu néanmoins suivre avec grand profit car ils avaient de très bonnes bases en harmonie et une bonne pratique de l’instrument.

A propos de l’instrument, où ont lieu les stages ?
VW - Nous avons la chance de pouvoir travailler sur l’orgue de Clichy, dont Baptiste-Florian est toujours titulaire, en plus de St Eustache à Paris, et qui est un très bel instrument. Toute une partie de l’enseignement peut ainsi concerner la registration, les contrastes de couleurs, les plans sonores etc.

Quelles seraient vos suggestions pour améliorer ce stage ?
VW – Mon seul regret est que le stage ne soit pas plus étalé : six séances en quinze jours est très lourd : il faut digérer la masse énorme d’informations que nous avons reçue, et trouver le temps pour suivre les séances. Trois semaines seraient plus confortables. Mais si on peut faire cet effort, on ne le regrette absolument pas. C’est une chance unique de pouvoir travailler avec un maître de ce talent.

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