Un grave enjeu de fraternité - 09/10/2020


Quelques jours après la parution de la troisième encyclique du Pape François, Fratelli Tutti, Tous frères, le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France en a salué la publication avec enthousiasme : « Le pape François nous y offre un grand texte. La foi en Dieu créateur et père de tous nous fait reconnaître en tous les êtres humains des frères et des sœurs à recevoir librement et joyeusement ».

Les premiers mots de l’encyclique en donnent le ton, franciscain, tonique, exigeant et joyeux à la fois : « ‘Fratelli tutti’, écrivait saint François d’Assise, en s’adressant à tous ses frères et sœurs, pour leur proposer un mode de vie au goût de l’Évangile. […] En quelques mots simples, il exprime l’essentiel d’une fraternité ouverte qui permet de reconnaître, de valoriser et d’aimer chaque personne indépendamment de la proximité physique, peu importe où elle est née ou habite ».

A l’école de celui qu’il désigne comme « le saint de l’amour fraternel, de la simplicité et de la joie », le Pape François invite au discernement et à l’action. Voyez, par exemple, le paragraphe 107 : « Tout être humain a le droit de vivre dans la dignité et de se développer pleinement, et ce droit fondamental ne peut être nié par aucun pays. […] Lorsque ce principe élémentaire n’est pas préservé, il n’y a d’avenir ni pour la fraternité ni pour la survie de l’humanité ».

Voilà pourquoi le Conseil Permanent déclare : « La publication de l’encyclique vient à point nommé pour notre pays » et énumère un certain nombre d’enjeux éthiques urgents pour l’authentique fraternité. « Les évêques […] invitent tous les citoyens, spécialement les catholiques, à s’informer de ces sujets et à faire connaître leurs réticences et leur opposition aux dispositions annoncées. Notre société ne doit pas se laisser entraîner subrepticement dans une voie dangereuse pour l’avenir de l’humanité ».