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Une occasion d’avancer dans l’espérance - 26/11/2021


Dimanche prochain, entrera en vigueur la traduction renouvelée de la liturgie de la Messe. C’est le fruit d’un long travail qui a impliqué de nombreux experts et acteurs pastoraux de terrain, laïcs et clercs, ainsi qu’un dialogue suivi entre les évêques de France et les autorités romaines. Pourquoi ce travail est-il important ? En quoi a-t-il du sens et du prix au milieu de tout ce que nous avons à traverser en ce temps ? Parce que la liturgie de la Messe pleinement vécue est le lieu par excellence d’accueil et de célébration de la puissance de salut et de vie du Christ mort et ressuscité, qui se déploie ensuite, de toutes sortes de manières, dans la vie chrétienne et dans la vie de l’Eglise.

Rien de révolutionnaire dans cette traduction renouvelée mais, par petites touches, de beaux enrichissements : à partir de l’orignal latin, commun à toute l’Eglise, la traduction initiale, au prétexte louable de simplifier les textes liturgiques, les avaient parfois édulcorés, aplatis, rendus trop conceptuels ou abstraits. La traduction nouvelle, plus littérale, est plus proche des Ecritures, perpétuellement sous-jacentes à la liturgie, et donc plus imagée, contrastée, susceptible de toucher les cœurs.

Je suis particulièrement sensible à la place donnée à l’espérance. Juste après le Notre-Père, au lieu d’évoquer platement « le bonheur que tu promets », le prêtre en appelle à « cette bienheureuse espérance : l’avènement de Jésus-Christ notre Sauveur » en citant explicitement la Lettre de saint Paul à Tite. Non pas un bonheur terrestre, qui souvent nous semble faire défaut, mais une espérance éternelle qui s’incarne dans le temps présent en vue du plein avènement du Ressuscité dans la gloire. Juste avant la communion, le prêtre proclame une béatitude tirée de l’Apocalypse de saint Jean : « Heureux les invités au repas des noces de l’Agneau ! » et pas seulement « au repas du Seigneur ». Notre bonheur, c’est d’être appelés avec l’humanité entière au festin éternel dont telle eucharistie n’est que l’humble anticipation.

En ces temps d’épreuve et de conversion, la traduction renouvelée du Missel va nous aider à entrer plus avant dans l’espérance.