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L’interpellation des consciences - 21/01/2022


Sans doute vous êtes-vous déjà procuré la déclaration du conseil permanent de la Conférence des évêques pour l’année électorale : L’espérance ne déçoit pas. J’en avais annoncé la parution et commenté le titre ici même la semaine dernière. Elle a été présentée à la presse mardi. Elle est disponible dans toutes les bonnes libraires depuis hier.

Il s’agit de vingt-sept petits paragraphes, assortis de questions, pour la réflexion personnelle ou le travail en groupe, et répartis en sept chapitres : 1. Le choix de vivre en paix ; 2. Le respect inconditionnel de toute vie humaine ; 3. La liberté, l’égalité et la fraternité ; 4. La chance que constituent les religions pour notre société en quête de sens ; 5. L’écologie intégrale ; 6. La place de la France en Europe et dans le monde ; 7. L’impératif de transmission.

Parmi les points saillants de ce texte, relevés par la presse depuis mardi, il y a : l’insistance sur la responsabilité morale que constitue le fait de voter, même blanc ; le rappel que justesse éthique et justice sociale ne peuvent jamais être séparées et encore moins opposées ; l’affirmation qu’après deux ans de crise sanitaire passés à « sauver des vies », fragiles ou âgées notamment, céder à la tentation de l’euthanasie serait particulièrement incompréhensible et malfaisant.

Les questions sociales ne sont pas oubliées, conformément à l’adage énoncé il y a un instant : « justesse éthique et justice sociale marchent ensemble » : sur la grande pauvreté, le mal-logement, toutes les formes de vie précarisée, le déficit d’accueil et d’intégration des migrants, nous invitons les candidats à la créativité politique. Il ne suffit pas, dans un débat présidentiel et législatif, de dénoncer inlassablement des situations, il faut aussi travailler, à rebours de polémiques trop faciles, sur d’authentiques propositions.

Parmi les points étonnamment très commentés de ce texte, il y a le refus de donner des consignes de vote et d’entrer dans le débat proprement partisan. Les électeurs catholiques, a souligné Mgr de Moulins-Beaufort, n’ont pas besoin de « tuteurs ». Il ne peut s’agir pour les évêques de confessionnaliser ou de cléricaliser le débat politique. C’est par l’interpellation des consciences que nous sommes appelés à y contribuer.