Diocèse de Nanterre

newsletter
Notre diocèse
À la Une
Enfants / Jeunes
Prier et Célébrer
S’informer / Se former
Aimer et Servir
Contact Plan d'accès Recrutement Intranet
Accueil > À la Une > L’Église et le Pape > Synode sur la famille > Retour des consultations en paroisses

Paroisse Notre-Dame de l’Assomption - Meudon-Bellevue

Groupes de réflexion sur la famille à partir des questions du synode
8 février 2015 : « Dimanche autrement »
Paroisse Notre-Dame de l’Assomption à Meudon

Question 11 : Comment témoigner que la bénédiction de Dieu accompagne tout mariage authentique et que la grâce du sacrement soutient les époux tout au long de leur vie ?

Témoignages recueillis dans le groupe :

La bénédiction de Dieu vient à notre aide parce que la vie n’est pas toujours facile. Cette personne évoque le témoignage de son père qui, à sa mort, a dit : « le mariage, ça se construit tous les jours et la Grâce nous y aide ». Mariée depuis 45 ans, je veux témoigner de cette force qui vient de Dieu.
Si on croit à la grâce du sacrement de mariage, on a un « fond » de départ qu’il faut alimenter avec confiance. Comment en témoigner ? En vivant, en en vivant. Cette personne se sent appelée à témoigner que l’amour heureux est possible après 61 ans de mariage, et elle cherche à faire passer ce témoignage vis à vis de ses enfants et ses petits-enfants.

La grâce du sacrement se demande par la prière, par l’appel au Saint-Esprit
Et pour ceux qui ont reçu le sacrement et qui sont divorcés ? Une personne témoigne que pour elle, témoigner de la force du sacrement, c’est affirmer qu’ils sont mariés pour toujours bien que la vie à deux ne soit plus possible. Nous sommes séparés mais il y a un Amour qui nous dépasse et qui est toujours là. Témoigner, pour elle, c’est rester seule en affirmant que l’Amour vrai entre eux ne peut pas s’éteindre, c’est accepter que son mari ait une autre histoire d’amour avec une autre femme. Elle y voit même un chemin pour apprendre à aimer, ce qui est en fait le but de toute vie.

Témoignage d’une personne qui a une longue expérience de CPM :

Les couples qui parfois cohabitent depuis longtemps souhaitent s’engager dans le mariage pour l’indissolubilité du mariage, et ils sont heureux d’être amenés à se poser les vraies questions : pourquoi se marier ? Pour quoi s’engage-t-on ? Et ces jeunes couples sont touchés d’entendre les témoignages de couples mariés depuis plus longtemps (les équipes Notre-Dame ont d’ailleurs mis en place des « équipes tandem » pour répondre à ce besoin).
Une personne soulève la difficulté de témoigner dans un monde de plus en plus déchristianisé : la grâce, la bénédiction de Dieu sont des notions qui ne disent pas grand-chose aux jeunes couples, et cependant ils ont une grande soif de « sacré ».
Pour témoigner, notons la chance d’être en Église. Il existe beaucoup de choses pour le « service après-vente du mariage chrétien : les équipes Notre-Dame, les cessions Cana, Amour et vérité, les week-ends organisés par les Jésuites, les Dominicains, les parcours Alpha couples, les initiatives des paroisses, les pèlerinages des pères et mères de famille, etc…Mais souvent, profitent de tout cela des couples qui vivent déjà dans un terreau chrétien ; Alors, comment faire connaître largement ce qui existe ?

Un jeune couple a connu une expérience de témoignage lors de la préparation au baptême de leur enfant avec un couple qui n’était pas pratiquant, il y a eu une vraie transmission. Est-ce qu’il ne faudrait pas prévoir des préparations au mariage avec des couples « moteurs » et des couples loin de la foi ?
Prendre conscience de la grâce du sacrement, ce n’est pas immédiat, cela s’inscrit dans un cheminement. Et on peut dire aux jeunes qui sont un peu éloignés de l’Eglise qu’ils peuvent toujours se raccrocher à la grande histoire du peuple de Dieu en marche, même si le lien qu’ils entretiennent avec Dieu est ténu.
Ce n’est pas uniquement dans la famille que passe le témoignage, mais par des amis, ou par le milieu de travail, ou encore, les chefs scouts regardent les couples qui les encadrent et leur posent des questions. Le diaconat est aussi un témoignage fort.
Il faut témoigner aussi de la notion de réconciliation qui permet de tenir dans la durée, témoigner de l’enrichissement que l’on peut tirer de nos différences.

Autre question : Comment pourrait-on faire pour accueillir en paroisse les jeunes qui se sont mariés.

Après le détail des réactions notées au fil des discussions, il nous semble qu’une synthèse pourrait être faite en trois points :

1 – Le premier témoignage que peuvent donner les couples de la richesse de leur vie de mariés chrétiens est un témoignage de vie auprès de leur propre famille (enfants, petits-enfants….) pour leur montrer le bonheur et la joie d’une vie partagée, au-delà des tensions et des difficultés qui peuvent naturellement intervenir. Ce témoignage est aussi à donner dans la vie paroissiale, publique, professionnelle et pour cette dernière sans cacher un engagement chrétien du couple.

2 – L’importance d’une préparation au mariage forte et permettant de répondre à un attente de sens est apparue essentielle. En effet les jeunes futurs mariés qui y participent sont amenés assez naturellement à s’interroger sur le sens de leur démarche et découvre tout un questionnement qu’ils peuvent ainsi adresser aux couples mariés qui les accueillent. Un brassage des origines paroissiales, sociales ou culturelles dans les groupes d’accueil, peut alors être source d’échanges, de découvertes et d’approfondissement.

3 – Enfin, ce qui a été nommé service après-vente pour les jeunes mariés n’a pas paru assez connu et valorisé dans les paroisses. Tout ce qui existe déjà (Manrèse, Paray le Monial, pèlerinage des pères, des mères….) toutes ces offres de vie partagées et de réflexion doivent être largement diffusées et encouragées. Le groupe a aussi évoqué l’intérêt de faire participer en tant que mariés des jeunes couples aux célébrations paroissiales et a même imaginé, à l’instar d’une fête des familles, une fête des (jeunes ?) mariés à instituer.

Question 35 : Comment la communauté chrétienne est-elle prête à prendre soin des familles blessées pour leur faire vivre l’expérience de la miséricorde du Père ?

Le groupe a d’abord écouté et partagé dans l’ouverture et l’accueil les témoignages de chacun de ses membres.

Diversité et présence de ces familles blessées

Les témoignages partagés s’enracinent beaucoup autour des difficultés connues par des couples, qui peuvent parfois déboucher sur des séparations toujours douloureuses.

Les difficultés de ces couples peuvent déboucher sur des divorces ainsi que sur des remariages ultérieurs. Au-delà des souffrances propres aux personnes impliquées, le regard des chrétiens, de la communauté, et de l’Église est trop souvent, voire toujours, perçu comme un jugement, le plus souvent négatif. L’accueil et l’écoute sont trop rares.
S’y ajoutent les dédales de l’analyse de l’Église : une annulation est-elle possible ? Un remariage est-il envisageable dans des cas particuliers ? Quelles conditions faut-il remplir pour pouvoir accéder aux sacrements ?

Les enfants de ces couples ou des nouveaux couples qui se forment apparaissent toujours comme les victimes de ces événements, et sont très rarement accueillis et entendus comme des personnes autonomes et capables de se libérer de l’histoire de leurs parents. L’opprobre social ou ecclésial peut encore les marquer.

Cette histoire déjà difficile à vivre rejaillit sur le déroulement de l’ensemble de la vie chrétienne.
Comment assurer un baptême serein pour les enfants nés ou à naître ? Quelles questions ou conditions sont posées par l’Église ?
Même l’approche de la mort et les funérailles peuvent encore être des occasions de conditions et de souffrances supplémentaires.

Exemples et besoins / propositions d’accueil sur la paroisse ou sur le diocèse

La demande primordiale qui est exprimée est que l’Église, en tant que communauté, mais aussi et d’abord en tant qu’institution, soit capable de mettre en priorité la miséricorde à la racine et à la source de son action et de ses attitudes vers les personnes blessées. Ce n’est aujourd’hui pas encore le cas.
Des actions ont cependant été initiées ou peuvent être développées.

. L’accueil de personnes ou de couples homosexuels a été initié au niveau du diocèse et avec l’implication de l’Évêque il y a maintenant plusieurs années.

. La question de l’accueil d’enfants vivants au sein de couples homosexuels, demandant le baptême, ou suivant les activités de la paroisse, doit être préparée et anticipée.

. Les jeunes couples se sont vus proposer des sessions comme les parcours Alpha- couples, actifs sur Meudon. Il faut encourager toutes les propositions faites aux couples pour se retrouver à tous les âges de leur vie de couple.

À Manrèse, dans le cadre des propositions proposées par les Jésuites et les familles d’accueil, il y a des sessions tant pour la préparation au mariage que pour des relectures de vie en couple après plusieurs années. Plus récemment une session s’est ouverte proposée pour les personnes séparées ou pour les familles recomposées.

. La présence sur Meudon de communautés chrétiennes vivantes dans les pratiques protestantes et orthodoxes devrait nous permettre de nous ouvrir à une meilleure connaissance de leur approche :

- Comment les protestants accueillent ces familles blessées, couples recomposés, couples homosexuels …
- Comment les communautés orthodoxes vivent la réalité d’un parcours pénitentiel pour les divorcés en vue d’un nouvel engagement.

Il serait possible et souhaitable de les inviter à partager avec nous, par une réunion de connaissance mutuelle, pour mieux connaître leurs pratiques, leurs questions, leurs difficultés et leurs espoirs. La Maison de la Parole à Meudon serait un lieu permettant de donner un plus large écho à ces échanges.

. Comment assurer dans notre paroisse, et dans notre diocèse des groupes de prière, des groupes de parole, pour accueillir, partager, réconforter et aider ces familles blessées ?

. Comment témoigner dans notre diocèse de la priorité de la miséricorde de Dieu dans l’accueil, dans la possibilité d’accès au sacrement ? Ceci est vrai tant pour l’eucharistie où la pratique actuelle est d’abord une pratique de conditions posées et en fait de refus aux divorcés-remariés, mais également pour le sacrement de réconciliation réservé à ceux qui sont en règle avec les doctrines de l’Église. Notre groupe a témoigné d’une attente très large et très forte pour des ouvertures dans cet accès aux sacrements.

. Comment favoriser une approche décentralisée, sans la lourdeur des procédures actuelles, plus proche des réalités, moins inquisitrice, des relectures de l’histoire du couple lorsqu’il y a une demande de procédure en nullité de mariage. Cette nullité de mariage ne doit cependant pas donner l’impression d’une solution de secours qui permettrait de justifier l’absence d’avancées sur l’accès aux sacrements.

. Comment assurer un accueil particulièrement attentif et chaleureux des enfants, nés ou à naître, pour ces familles blessées.

Et savons-nous encore écouter la parole de la Bonne Nouvelle ?

Lc 10,33 : Un Samaritain arriva près de l’homme : il le vit et fut pris de pitié.
Lc 18,11 : Le Pharisien : « Mon Dieu, je te rends grâce de ne pas être comme les autres hommes qui sont voleurs, malfaisants, adultères, ou encore comme ce publicain-ci. »

Question 45  : Comment la communauté chrétienne peut-elle soutenir les parents dans leur mission d’éducation qui n’est pas toujours facile ?

Les jeunes parents ressentent malheureusement quelquefois l’Eglise comme un juge et trop doctrinale. Ils ressentent un grand besoin d’ouverture : pas une Eglise uniquement refermée sur son clocher mais ouverte aux autres paroisses proches et aux communautés soucieuses d’attirer une population en marge, dans le style de la " maison de la Parole " (Meudon) ou de la "maison de la famille" (Boulogne). Ils veulent aller voir et participer à ce qui est proposé en périphérie.

Les parents aimeraient aussi plus de cohérence dans les liens entre la paroisse, l’aumônerie et les écoles au sujet de la catéchèse.
Certains voudraient plus vivre l’Évangile sans pour autant avoir une pratique dominicale régulière.

Les parents des jeunes enfants se sentent bien soutenus grâce à la garderie, l’éveil à la Foi, le partage d’Évangile à partir de 7 ans, la catéchèse, le groupe des servants d’autel, les groupes scouts. Les adultes quant à eux se sentent soutenus par l’équipe des jeunes foyers ou encore l’équipe Notre-Dame.

Pour cette tranche d’âge avant l’adolescence, les parents ne rencontrent pas de difficultés avec leurs enfants. Notre communauté a la chance de connaître une vraie entraide entre les familles et une motivation pour vivre la parole d’Evangile. Se sont organisés deux pèlerinages dont le nombre de participants augmente chaque année ; un pour les pères de familles et l’autre pour les mères de familles.

En revanche, les parents d’adolescents réclament plus de soutien. Sur la paroisse viennent d’être mis en place des groupes de partage pour parents d’adolescents.
Tout récemment notre curé a institué pour les 13 -20 ans, une école de prière qui a suscité beaucoup d’intérêt et qui jouit pour l’instant d’une présence régulière des participants. C’est un véritable relais pour les parents. D’autant plus qu’à cet âge les adolescents acceptent peu leurs conseils.
Cette tranche d’âge souhaiterait des messes plus dynamiques (chants, musiques et participation active) et plus "fun".

Il faut que la paroisse soit un meilleur relais d’information des différentes activités proposées aux paroissiens et notamment aux familles. Par exemple, les parents sont demandeurs d’une catéchèse pour parents alors qu’il existe le parcours Alpha. Autre exemple, ils souhaiteraient des messes pour jeunes ménages alors que la messe de 10 h est essentiellement pour les enfants et leurs parents.

En réalité, on peut se poser la question de savoir si les parents ne seraient pas d’avantage demandeurs d’une pédagogie de la transmission de la Foi.

Questions 14 et 46 : Comment promouvoir l’engagement missionnaire et la transmission de la Foi dans la famille chrétienne ?

L’engagement missionnaire de la famille chrétienne est intimement lié à l’engagement dans le mariage Chrétien. L’engagement dans le mariage implique l’engagement de la transmission de la foi pour les enfants à venir, mais aussi pour les autres et le monde. La prise de conscience de l’engagement missionnaire doit faire partie de la préparation au mariage.
Dans l’engagement du mariage, la place du baptême de l’enfant et l’éveil à la foi et à la participation à l’eucharistie semble centrale mais il est nécessaire d’ouvrir aussi cet engagement missionnaire au monde.
Il y a un lien fort entre l’engagement dans une mission de transmission de la foi et sa propre foi (lorsque l’on s’engage dans le catéchisme on doit soit même creuser sa foi).

La transmission de la foi se fait par une cohérence de vie.

Il est important de pouvoir partir du concret de la vie : L’évangile une bonne nouvelle, qu’est-ce qu’une bonne nouvelle dans notre vie ? L’idée est de trouver quotidiennement le moyen de dire la bonne nouvelle.

Parfois le message de l’Église semble lointain et inaccessible. Cependant il semble important pour chacun à l’image de sainte Bernadette d’annoncer « je ne suis pas chargée de vous faire croire mais de vous dire », de dire ce que le Christ a dit et proposé comme chemin de vie.

Dans la transmission de la foi, l’attention portée à la place de l’accueil des parents des enfants catéchisés est indispensable. Les familles doivent être soutenues, encouragées et accompagnées dans leur « travail » de transmission de la foi. Il faut trouver des moyens nouveaux adaptés aux rythmes familiaux, les réunions rassemblant de nombreuses personnes ou le soir ne semblent plus adaptées. Un accueil personnalisé et convivial doit être développé (accueillir des gens à sa table….)

Dans son soutien et son accueil, l’Église doit pouvoir décrypter les « a priori » (négatifs). Il est nécessaire de lutter contre la peur d’être jugé et l’image de l’Église comme un bloc monolithique sans diversité d’opinions.




Évêché de Nanterre
85 rue de Suresnes - 92022 Nanterre cedex - Tél: 01 41 38 12 30



Mentions légales Plan du site