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Le sacrement des malades


L’onction des malades signe la présence du Christ à nos côtés dans les moments d’épreuves que sont la maladie, le grand âge, l’approche de la mort.
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Nouvelle version du livret « sacrement des malades » 

L’onction des malades signe la présence du Christ à nos côtés dans les moments d’épreuves que sont la maladie, le grand âge, l’approche de la mort.

Le livret « Le sacrement des malades – se préparer » fait peau neuve ! 
Une nouvelle version est à votre disposition à la maison diocésaine. 
Ce livret est à la fois pour vous un véritable outil dans la proposition de ce sacrement et une aide à sa préparation pour celui qui en fait la demande.

N’hésitez pas à nous en faire la demande et à venir en récupérer.

La bonne nouvelle de l’onction des malades

Les sacrements constituent une bonne nouvelle ! Le sacrement de l’onction des malades est la bonne nouvelle de la force du Christ pour traverser les épreuves de santé.
Trop longtemps limité à « l’extrême onction », administrée à l’article de la mort, le sacrement des malades suscite parfois des peurs : le proposer serait annoncer un décès imminent.
En réalité, le sacrement des malades peut être célébré dès qu’un baptisé est affronté à un trouble de santé significatif ou une opération particulièrement grave, dès qu’une personne âgée franchit un seuil notable de fragilisation.
Le fruit en est la force et la paix intérieures, un approfondissement et une purification spirituels pour persévérer dans la foi, l’espérance et l’amour malgré les souffrances du corps et du cœur et malgré aussi, le jour venu, les angoisses de l’agonie.
Célébré en présence de proches et de frères et sœurs dans la foi, le sacrement des malades manifeste la sollicitude de tout le corps du Christ à l’égard de l’un de ses membres en souffrance. Grâce à la triple onction d’huile des malades (dans les paumes et sur le front) qui accompagne les paroles sacramentelles, il rejoint et le corps et le cœur de celui qui le reçoit.
En bénissant l’huile des malades durant la Semaine Sainte, l’évêque, entouré des prêtres, diacres, consacrés et forces vives du diocèse, prie pour tous ceux qui en recevront l’onction. Que le Seigneur bénisse, console et encourage tous les malades et tous ceux qui les accompagnent !

+ Matthieu Rougé
Évêque de Nanterre

Témoignage sur le sacrement des malades 

Nous vous partageons un magnifique témoignage vécu par l’équipe d’aumônerie de l’hôpital de Garches autour d’un jeune, ARSENE SORHO, né en 1998

Fin octobre 2014, Arsène, 16 ans, est admis en « réa » à l’hôpital de Garches suite à une noyade en Italie. Sa maman demande le passage de l’aumônerie.

Véronique de La Hitte, responsable de l’aumônerie, passe voir Arsène et sa maman Nicole. 
Beau garçon noir, il respire normalement après avoir subi une trachéotomie, et a les yeux ouverts. Son cerveau est plat… Cette maman se dit « catholique » et Véronique lui propose le passage du prêtre pour éventuellement donner le sacrement des malades à Arsène. 
Or Arsène n’a jamais été baptisé. Impossible alors de lui donner le sacrement des malades. Le baptême est proposé et lundi 1er décembre 2014, le père Delaunay, aumônier chargé de l’accompagnement spirituel de l’équipe d’aumônerie, vient baptiser Arsène. 
Pour l’occasion, sa maman l’a habillé en blanc. La chambre est animée, la marraine Isabelle est là accompagnée d’amis et de quelques membres de la famille ainsi que quelques personnes de l’équipe médicale. Les musiciens qui viennent habituellement dans ce service jouer de la musique sont présents. Le baptême commence par un « Ave Maria », moment d’une grande émotion. Le prêtre baptise Arsène après avoir lu un texte concernant Jésus et les petits enfants puis nous chantons « tu es devenu enfant de Dieu et frère de Jésus » en frappant dans les mains. Cette petite communauté fraternelle de foi autour d’Arsène est un grand moment de joie, malgré l’état de santé d’Arsène qui n’évolue pas.
La période de Noël se passe, et l’état d’Arsène est stationnaire. L’aumônerie continue ses visites et prières très régulières auprès d’Arsène et sa maman. Nicole est bien accompagnée par l’équipe médicale, en particulier par la psychologue du service mais la situation d’Arsène est très préoccupante et l’équipe, avec l’accord de la maman, constatant l’état du cerveau d’Arsène sans aucune évolution, décide d’arrêter les soins (alimentation et hydratation) et de tout faire pour qu’il ne souffre pas. 
Le corps médical est divisé par cette question : peut-on laisser Arsène continuer cette vie végétative (aucun espoir de réveil, même sur le long terme) ?
La décision finalement est prise d’un arrêt total de l’alimentation et de l’hydratation.

Vendredi 23 Janvier, Nicole, la maman d’Arsène, appelle l’aumônerie et demande le sacrement des malades pour son fils, son état s’étant beaucoup aggravé pendant la semaine. Arsène était très surveillé et n’avait plus aucune perfusion. Il respirait toujours normalement. 
L’équipe se retrouve autour d’Arsène, avec le père Paul Delaunay, Véronique de La Hitte, un autre membre de cette équipe, ainsi que la psychologue qui a suivi la famille tout au long de ce parcours, et enfin quelques membres de l’équipe médicale : médecins, infirmiers, aides-soignants. En tout, environ une dizaine de personnes autour d’Arsène.
Impression étrange devant ce jeune-homme donnant l’apparence d‘un corps mort malgré des yeux grand ouverts qui donnent une impression de vie. 
« Le père Delaunay continue le temps de prières, quand, tout à coup, les alarmes des appareils de contrôle se déclenchent. L’infirmière se précipite pour arrêter cette alarme. Ce n’est qu’une alerte !!!
On continue la célébration en chantant le « Je vous salue Marie ».
L’émotion aidant, nous reprenons ce chant du « Je vous salue Marie ».
Et nous le reprenons encore 
Et encore
5 fois ; 10 fois ; et encore davantage
L’émotion étreint toutes les voix et atteint son paroxysme !!!
Tout à coup, l’alarme se déclenche à nouveau.
L’infirmière se précipite pour l’arrêter ; puis le silence.
Un très long silence… Rien ne repart. 
Personne ne dit rien.
Et nous comprenons qu’Arsène est parti ; qu’il est décédé.
Il nous a quittés en pleine célébration du sacrement des malades.
Quelle émotion… Quelle émotion… »

La messe d’A Dieu a lieu le vendredi 30 janvier célébrée par le père Paul, comme le souhaitait sa maman. Ce sera l’orthophoniste du service pédiatrie qui fera chanter, et Véronique lira un magnifique texte écrit par la psychologue du service, particulièrement investie auprès d’Arsène. Plusieurs membres du personnel médical assistent à la cérémonie dont une jeune femme médecin du service et la psychologue. À l’issue de la messe, la jeune femme demande au père Paul s’il peut la préparer au baptême. 
Cette femme a été touchée, d’une part en assistant au baptême d’Arsène, d’autre part en participant à cette messe très émouvante et recueillie.
Plusieurs jours se passent, et Nicole a rendez-vous dans le service avec la psychologue, accompagnée par Isabelle, sa grande amie et marraine d’Arsène. Elles passent ensuite toutes les deux à l’aumônerie et Nicole nous dit dans la conversation : « Véronique, j’aimerai recevoir le baptême comme Arsène, et je souhaite que cela soit vous, père Paul, qui me baptisiez ! »
Quelle joie de voir les fruits de ce cheminement spirituel ! 
Depuis la mort d’Arsène, Nicole vient parfois le dimanche assister à la messe pour rencontrer le père Paul. Elle a commencé sa préparation au baptême et cela l’aide à supporter la disparition de son fils.

Prières

Prière d’un malade : quand je prie pour les autres, quand je prie pour moi

Quand je prie pour les autres…
Pour ceux et celles qui me soignent et s’occupent de
moi, pour ceux qui me visitent et pour tous ceux
qui m’aiment, avec la Vierge Marie, je chante : « Le
Seigneur fit pour moi des merveilles. Mon âme
exalte le Seigneur et mon esprit exulte en Dieu mon
Sauveur. »
Pour ceux et celles qui souffrent de la maladie, de la
vieillesse, de la solitude ou de la violence, pour ceux
et celles qui passeront bientôt par la mort, avec le
psalmiste, je supplie : « Seigneur, tu entends ceux
qui t’appellent : de toutes leurs angoisses, délivre-
les, toi qui es proche du cœur brisé et qui sauves
l’esprit abattu. Ne les abandonne jamais, ne sois pas
loin d’eux, viens vite à leur aide. »

Quand je prie pour moi…
Seigneur, avec ma souffrance, ma fatigue, ma lassitude
et mon espérance, je me tourne vers Toi :
Avec la Cananéenne, je te supplie : « Seigneur, viens
à mon secours. »
Avec le publicain, je t’invoque : « Mon Dieu, prends
pitié du pécheur que je suis. »
Avec le Bon Larron, je t’implore : « Seigneur, souviens-
toi de moi quand tu viendras dans ton royaume. »
Avec ton Apôtre Pierre, je te redis : « Seigneur, tu
sais tout, tu sais bien que je t’aime. »

+ Gérard DAUCOURT, 
évêque émérite du diocèse de Nanterre

Télécharger la carte pour imprimer la prière ici.

Contact : 

Pastorale de la Santé – 01 41 38 12 53
85 rue de Suresnes – 92022 Nanterre 
pastorale.sante@diocese92.fr

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