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Ensemble pastoral de Rueil-Malmaison

Ensemble Pastoral de Rueil

Compte-rendu démarche synodale

L’ensemble pastoral de Rueil (EPR) a invité ses paroissiens à débattre de trois questions choisies parmi celles présentées dans Relatio Synodi Lineamenta (le compte-rendu du Synode du Vatican de l’automne 2014) :

- La situation des divorcés remariés
- L’accueil des personnes à orientation homosexuelle
- La régulation des naissances.

Environ soixante-dix personnes ont participé à la réunion, le mercredi 4 mars 2015 à 20h45. Elles se sont réparties en six ateliers (dont quatre pour la seule première question). Le travail en ateliers commençait par une question posée par l’animateur : quels sont les problèmes les plus douloureux que la position de l’Eglise pose aux personnes concernées, directement ou indirectement ? Les participants étaient invités à répondre sur des bristols (une seule idée par bristol). Exposés ensuite sur le mur puis regroupés par affinités, les bristols permettaient d’engager les échanges de vues sur les questions manifestement majoritaires. En fin de soirée, une séance plénière a permis aux animateurs de présenter à tous oralement les échanges des six ateliers.
Une première conclusion s’impose : tous les participants ont été heureux d’avoir été consultés par leur Église. Ils souhaitent que ce dialogue se renouvelle régulièrement sur d’autres sujets.
Sur le fond, il ne faut évidemment pas extrapoler ce qui s’est dit ce soir-là : ce n’est pas une position de l’EPR (qui n’est pas là pour prendre des positions !), ni la position d’un groupe de soixante-dix paroissiens voulant exprimer une position commune (il n’y a pas eu de vote sur un quelconque document de synthèse). Ce n’est qu’un « coup de sonde » permettant de recueillir les réponses de paroissiens suffisamment engagés dans leur vie de foi pour avoir consacré une soirée à débattre de questions posées par leur Église.

La situation des divorcés remariés.

Le fait de ne pas pouvoir s’approcher des sacrements est ressenti douloureusement par ceux des divorcés remariés qui mènent une vie de foi. Ils se sentent marginalisés, paroissiens de moindre acabit. Ils ont du mal à transmettre leur foi à leurs enfants, ceux du premier ou du deuxième mariage. S’abstenir de relations sexuelles pour accéder aux sacrements, c’est oublier qu’une relation conjugale harmonieuse implique une vie sexuelle épanouie.

Deux préconisations sont clairement sorties des débats en ateliers :
a) Utiliser davantage la procédure de reconnaissance de nullité du mariage.
Cette procédure est mal connue et peu utilisée en France. C’est regrettable, parce qu’elle permet de constater qu’en dépit des apparences, la réalité sacramentelle n’était pas là lors de l’échange des consentements. La reconnaissance de nullité du sacrement rouvre alors l’accès aux sacrements et apaise ainsi les souffrances des divorcés remariés.
b) Tous les cas de figure ne se prêtant évidemment pas à cette solution, il serait souhaitable que le Magistère fasse preuve de miséricorde en autorisant les divorcés remariés qui mènent une vie de foi à s’approcher régulièrement des sacrements (Réconciliation et Eucharistie pour l’essentiel). Il ne s’agit pas de demander une mesure aveugle pour tous les divorcés remariés sans prendre en considération leur mode de vie. Il s’agirait d’accueillir au cas par cas les demandes individuelles, de les instruire en s’informant des motivations de chacun, et de ne répondre favorablement qu’au terme d’un cheminement, le tout d’une manière organisée, par délégation de l’évêque, dans chaque paroisse.
En dehors de ces deux préconisations prioritaires, d’autres prises de position méritent d’être rapportées.
c) Le souhait de renforcer la formation des fiancés. Beaucoup sont ignorants de ce qu’implique tout sacrement, le sacrement de mariage en particulier.

Et que faire des couples qui, dûment informés, rechignent au sacrement ? .
• Leur proposer une célébration avec prière d’action de grâce et Lectures c’est à dire une liturgie de mariage non sacramentelle de sorte que le mariage sacramentel ne soit plus demandé que par les couples désireux d’attester que leur union est le symbole de l’union du Christ et de son Église ?
• Proposer un accompagnement long par des couples pour tenter de vaincre leur réticence de départ ?
• On pourrait imaginer que des couples ayant demandé au départ une liturgie non sacramentelle demandent plus tard une liturgie sacramentelle comme un couronnement de leur union réussie.

L’accueil des personnes à orientation homosexuelle.

Trois questions principales sont à retenir.

a) L’homosexuel en tant que personne. La communauté chrétienne est-elle prête à admettre que c’est la nature, et non pas un choix malsain, qui détermine une orientation sexuelle ? A ne plus restreindre l’homosexuel à ce seul élément de personnalité, et à le considérer comme une personne complexe, ni plus ni moins qu’un hétérosexuel ? A inviter cette personne complexe à prendre sa place, toute sa place nonobstant son orientation, dans la communauté des disciples du Christ ?
Un homosexuel qui, sans faire de prosélytisme, ne cache pas son orientation, peut-il être catéchiste et prendre part à l’ensemble des activités pastorales ?

b) Le couple homosexuel. Sans prétendre qu’il s’agit d’un mariage, deux homosexuels peuvent-ils vivre une union dont le Seigneur se réjouisse ? Fidélité, assistance mutuelle, amour profond, durable, paisible, attention portée aux prochains, tout cela ne permet-il pas à ce couple de cheminer vers le Royaume ?

c) La famille homosexuelle. Il n’est bien entendu pas question de refuser le baptême et l’accès au catéchisme à des enfants de familles homosexuelles. Comment aider la communauté à accueillir les couples homosexuels et leurs enfants sans aucune discrimination ?

d) La régulation des naissances.
Le groupe a d’abord recherché, sans succès, les bases théologiques sous-tendant les positions de « Gaudium et spes » et « Humanae vitae ».
Certains participants se sont montrés soulagés que « Gaudium et Spes » de Vatican II ait enfin reconnu aux époux chrétiens la possibilité de choisir le nombre d’enfants qu’ils souhaitaient accueillir dans leur foyer. L’échange de vues a porté sur les méthodes de contraception. Deux points de vue se sont exprimés avec toute la modération souhaitable, mais aussi avec la plus grande fermeté :

- Certains sont très attachés aux méthodes dites naturelles, les seules que « Humanae Vitae » autorise aux couples catholiques. Ils les trouvent efficaces, simples à mettre en œuvre, enrichissantes en ce qu’elles reposent sur une certaine maîtrise de soi (« le don de soi au-delà de ses désirs »), respectueuses de la femme et de la nature (respect des cycles naturels).
- D’autres regrettent que l’Église se préoccupe à ce point de ce qui se passe dans les chambres à coucher. Ils trouvent les méthodes naturelles ni suffisamment efficaces, ni suffisamment simples. Ils souhaitent que l’Église s’en remette aux couples pour choisir la méthode de régulation des naissances sans exclure les méthodes dites non naturelles.
- Enfin, certains ont relevé la relative hypocrisie de la distinction entre méthodes naturelles et contraception non naturelle, l’objectif étant rigoureusement le même : ne pas associer l’acte sexuel et la procréation.


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